Où dormir à Tashkent : les 4 quartiers à connaître en 2026
À Tashkent, le choix du quartier oppose la ville soviétique et la ville d'avant. Le tremblement de terre d'avril 1966 a jeté la capitale ouzbèke à terre, et l'Union soviétique l'a rebâtie en dix ans, à sa mesure : des avenues de cent mètres de large sous les platanes, des parcs à fontaines, des façades de béton ajouré, et un métro dont chaque station est une salle de bal, lustres, mosaïques et marbre, qu'on a enfin le droit de photographier. C'est le centre, de la place Amir Timur à la place de l'Indépendance, avec l'opéra, les musées et les grands hôtels. À l'ouest, la vieille ville a survécu : le bazar de Chorsu sous sa coupole bleue, la médersa Kukeldash, l'ensemble de Khast Imam où dort le plus vieux Coran du monde, des ruelles de maisons basses à cour. Au nord, Yunusabad, la tour de télévision, la mosquée blanche et les tables de plov ; au sud, Mirabad, les gares, les ambassades et le bazar des Russes. La ville est plate, sûre, et le métro relie les quatre pour le prix d'un thé.
Tashkent est une des capitales où l'on dort le mieux pour son argent, et le relevé le montre : neuf des douze adresses de ce guide sont notées 8,9 ou plus. Un lit de dortoir coûte 7 €*, rarement plus de 11 €* ; la maison d'hôtes à cour de la vieille ville ou l'hôtel économique du nord vaut 30 €* au plus bas et 55 €* au plus haut ; un quatre étoiles à piscine, qu'il soit soviétique restauré ou neuf, 65 à 120 €* ; et les palaces de Tashkent City et de Yakkasaray, 140 à 230 €* la nuit, soit le prix d'un trois étoiles à Paris. Quatre quartiers, trois adresses chacun.
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Le centre soviétique : la place Amir Timur, l'opéra Navoi et Tashkent City La place Amir Timur et son musée, le Broadway (Sayilgoh), l'opéra Navoi, la place de l'Indépendance et le musée d'Histoire, le musée des Beaux-Arts, la galerie d'art moderne, le stade Pakhtakor, l'hôtel Uzbekistan ; à l'ouest, Tashkent City, son parc et ses tours
pour une première visite, les musées et l'opéra, les grands hôtels, le métro à la porte
Le centre est la ville que l'URSS a dessinée après 1966, et il se parcourt comme un plan : la place Amir Timur, ronde, plantée de chênes, avec le conquérant à cheval qui a remplacé Marx en 1994, l'hôtel Uzbekistan de 1974 et sa façade de béton ajouré en fond, le musée des Timourides sous sa coupole bleue ; le Broadway, l'allée piétonne des peintres et des marchands de glaces qui mène au théâtre ; l'opéra Navoi, bâti en 1947 par des prisonniers de guerre japonais, dont une plaque les remercie ; la place de l'Indépendance, trois cents mètres de pelouses, de fontaines et de cigognes dorées, et le musée d'Histoire, où l'on voit le Bouddha de Fayaz-Tepa. Autour, les stations de métro Kosmonavtlar et Alisher Navoi, les deux plus belles de la ville, et les avenues où les Tashkentois marchent le soir sous les platanes. À deux kilomètres à l'ouest, Tashkent City, le quartier neuf de 2019 : un parc à fontaine musicale, des tours de verre, un centre commercial et les palaces des chaînes. On y dort pour tout avoir à pied ou à une station, pour l'opéra et les musées, pour les grands hôtels. Le revers : des distances de capitale soviétique, où traverser une avenue prend cinq minutes, et un quartier sans âme le soir hors du Broadway.
Où dormir dans ce quartier
Hilton Tashkent City Luxe
Sur le parc de Tashkent City, face à la fontaine musicale : la tour de 2019, des chambres notées 9,4 pour le confort, une piscine, un petit-déjeuner que les avis citent, et un 9,0 sur quinze cents avis, 9,6 pour l'emplacement. Le rapport qualité-prix descend à 8,3 : le palace de la ville, au prix d'un palace.
LOTTE City Hotels Tashkent Palace Milieu de gamme
Face à l'opéra Navoi : le palace stalinien de 1958, colonnes et stucs restaurés, des chambres notées 9,3, un personnel noté 9,5, et un 9,1 sur douze cents avis, 9,6 pour l'emplacement. L'hôtel le mieux noté du centre, au prix d'un quatre étoiles.
Art Hostel Petit budget
Rue Zanzhirbog, à cinq minutes du métro Kosmonavtlar, dans le quartier calme des résidences diplomatiques : une auberge dans une maison avec cour, des dortoirs et des chambres, une cuisine, des hôtes qui organisent les trains, et un 8,9 sur quatorze cent cinquante avis, 9,1 pour le rapport qualité-prix. L'auberge de référence de la ville.
Les plus
- L'opéra, les musées, la place de l'Indépendance et les deux plus belles stations de métro
- Les grands hôtels de Tashkent City et du centre, tout à pied ou à une station
Les moins
- Des distances de capitale soviétique : traverser une avenue prend cinq minutes
- Un centre sans âme le soir, hors du Broadway
La vieille ville : Chorsu, Kukeldash et Khast Imam Le bazar de Chorsu et sa coupole, la médersa Kukeldash, la mosquée Khoja Ahrar, l'ensemble de Khast Imam et la bibliothèque du Coran d'Othman, le Centre de la civilisation islamique, le musée des Arts appliqués, le mausolée de Zaynudin Bobo, le palais de l'Amitié des peuples, le Parlement ; les mahallas de maisons à cour
pour le bazar au réveil, les médersas, les maisons d'hôtes à cour, le plov et le pain chaud
À l'ouest du centre, passé le canal Anhor, la vieille ville est ce qui reste de la Tashkent d'avant 1966 : des mahallas de maisons basses en brique crue tournées vers une cour, où l'on vit encore porte ouverte, et, au milieu, le bazar de Chorsu, sous une coupole turquoise de 1980 large comme une place : à l'intérieur, les étals de viande et de fromage sec, à l'extérieur, les montagnes de melons, les fours à pain tandir et les marchands de plov qui servent à la louche dès onze heures. À côté, la médersa Kukeldash, la plus grande de la ville, du seizième siècle, et sa cour d'étudiants. Un kilomètre au nord, l'ensemble de Khast Imam, mausolées, médersas et mosquée aux minarets bleus, avec la bibliothèque où est posé le Coran d'Othman, le manuscrit du septième siècle taché, dit la tradition, du sang du calife, et, depuis peu, le Centre de la civilisation islamique et son dôme. Les hôtels sont des maisons d'hôtes à cour et de petits hôtels de famille, les mieux notés de la ville. On y dort pour le bazar à l'aube, pour les médersas, pour le pain chaud et le thé, pour l'Ouzbékistan qu'on vient voir. Le revers : pas d'hôtel de luxe, et un quartier qui s'endort avec le bazar, vers dix-neuf heures.
Où dormir dans ce quartier
Hotel Inspira-S Tashkent Milieu de gamme
Rue Abdulla Kadiri, entre Khast Imam et Chorsu : un hôtel neuf à cour et piscine, des chambres notées 9,2, un personnel noté 9,4, et un 9,0 sur douze cents avis, 9,5 pour l'emplacement. La vieille ville à pied dans toutes les directions.
Royal Sebzor Hotel Milieu de gamme
Rue Takhtapul, au nord de Chorsu : un hôtel de famille de quatre étoiles, des chambres notées 9,6 pour le confort et la propreté, un personnel noté 9,7, et un 9,5 sur trois cent cinquante avis. L'adresse la mieux notée du guide, au prix d'un trois étoiles.
Gulnara Guesthouse Petit budget
À deux rues de Chorsu et du métro : la maison d'hôtes historique des voyageurs de la route de la soie, une cour sous les vignes, des chambres et des dortoirs, le petit-déjeuner de la famille, un personnel noté 9,9, et un 9,4 sur huit cent vingt avis, 9,6 pour le rapport qualité-prix. Le wifi descend à 8,2 : on y vient pour la cour.
Les plus
- Le bazar de Chorsu à l'aube, la médersa Kukeldash, Khast Imam et le Coran d'Othman
- Les maisons d'hôtes à cour, les mieux notées de la ville, le pain chaud et le plov
Les moins
- Pas d'hôtel de luxe
- Un quartier qui s'endort avec le bazar, vers dix-neuf heures
Le nord : Yunusabad, la tour de télévision et la mosquée Minor La tour de télévision et son restaurant tournant, le centre de plov Besh Qozon, la mosquée Minor en marbre blanc, le canal Anhor et ses berges, le parc aquatique et Tashkentland, le parc des expositions, les hôtels d'affaires de l'avenue Amir Timur
pour les hôtels d'affaires et les meilleures notes au meilleur prix, le plov de midi, les familles
Au nord du centre, le long de l'avenue Amir Timur qui file vers les montagnes, Yunusabad est le quartier des immeubles des années soixante-dix repeints, des nouveaux hôtels d'affaires et de deux repères qu'on voit de partout : la tour de télévision de 1985, trois cent soixante-quinze mètres de treillis d'acier, avec son restaurant tournant au centième mètre, et la mosquée Minor de 2014, toute en marbre blanc au bord du canal Anhor, la plus photographiée de la ville au coucher du soleil. Entre les deux, le Besh Qozon, le centre du plov, où dix chaudrons d'un mètre cinquante cuisent chaque matin le plat national pour mille personnes, servi à midi et épuisé à quatorze heures : on y vient pour voir autant que pour manger. Plus au nord, le parc aquatique, Tashkentland et ses manèges, le parc des expositions, et les berges du canal où la ville court le matin. On y dort pour les hôtels d'affaires neufs, les mieux notés de la ville au meilleur prix, pour le plov, pour les familles. Le revers : un quartier résidentiel sans vieille pierre, et le métro à dix minutes de marche selon l'adresse.
Où dormir dans ce quartier
Radisson Blu Hotel, Tashkent Luxe
Avenue Amir Timur, à dix minutes à pied de la mosquée Minor : la tour de verre, des chambres notées 9,1 pour le confort, une piscine, un personnel noté 9,0, et un 8,7 sur huit cent quarante avis. Le palace du nord, au prix d'un quatre étoiles du centre.
Wyndham Tashkent Milieu de gamme
Avenue Amir Timur, près de la station Bodomzor : l'ancien hôtel soviétique repris par la chaîne, une piscine, des chambres notées 8,7, et un 8,4 sur deux mille deux cents avis, 9,2 pour l'emplacement. Le rapport qualité-prix descend à 7,8 : les avis le disent cher pour ce qu'il rend.
Garnet Hotel Tashkent Petit budget
Rue Anorzor, dans les rues calmes du nord : un hôtel de famille avec jardin, piscine extérieure et hammam, un personnel noté 9,5, et un 9,4 sur deux mille deux cents avis, 9,3 pour le rapport qualité-prix. Le prix d'une chambre économique, pour la seconde adresse la mieux notée du guide.
Les plus
- Les hôtels d'affaires neufs, les mieux notés de la ville au meilleur prix
- La tour, la mosquée Minor au coucher du soleil, le plov du Besh Qozon à midi
Les moins
- Un quartier résidentiel sans vieille pierre
- Le métro à dix minutes de marche selon l'adresse
Mirabad et Yakkasaray : les gares, les ambassades et le bazar des Russes La gare centrale et la gare du Sud, le bazar de Mirabad, les rues des ambassades, la cathédrale orthodoxe, le quartier Ichan Qal'a, le métro Oybek et Toshkent ; au sud, l'aéroport à sept kilomètres
pour les trains de Samarcande et de Boukhara, l'aéroport, les ambassades, un palace ouzbek
Au sud-est du centre, Mirabad et Yakkasaray sont les quartiers par où l'on arrive et d'où l'on repart : la gare centrale, d'où partent les trains Afrosiyob qui mettent Samarcande à deux heures et Boukhara à quatre, la gare du Sud pour les trains de nuit, et l'aéroport à sept kilomètres, vingt minutes de taxi. Entre les deux, le quartier des ambassades, des rues ombragées et des villas derrière des grilles, la cathédrale orthodoxe aux coupoles bleues, les cafés où les expatriés déjeunent, et le bazar de Mirabad, celui qu'on appelait le marché des Russes : plus petit que Chorsu, plus propre, avec ses fruits secs, son miel et ses grand-mères qui vendent le kimchi coréen de la ville. Les hôtels vont de l'auberge de voyageurs près du bazar au palace ouzbek à cour et à piscine, le plus beau de la ville. On y dort pour un train tôt ou un vol tard, pour le calme des ambassades, pour le palace. Le revers : rien à visiter sur place, et vingt minutes de métro pour la vieille ville.
Où dormir dans ce quartier
Ichan Qal'a Premium Class Hotel Luxe
Rue Tafakkur, à Yakkasaray : un palace bâti comme une forteresse de Khiva, cours, bois sculpté et céramique, deux piscines et un hammam, des chambres notées 9,4 pour le confort, et un 9,1 sur treize cent soixante-quinze avis. L'emplacement descend à 8,8 : on y dort pour la maison, en taxi pour le reste.
Hampton by Hilton Tashkent Milieu de gamme
Rue Istiqbol, entre le centre et la gare : un hôtel de chaîne neuf aux chambres notées 9,3 pour le confort et la propreté, un petit-déjeuner compris, un personnel noté 9,3, et un 9,0 sur onze cent cinquante avis, 9,4 pour l'emplacement. La gare à dix minutes, l'aéroport à sept kilomètres.
Topchan Hostel Petit budget
Rue du 8-Mars, à côté du bazar de Mirabad : l'auberge des voyageurs de la route de la soie, une cour avec ses topchans, les lits-plateformes où l'on prend le thé, des dortoirs et des chambres, un petit-déjeuner que les avis citent, et un 8,0 sur treize cent soixante avis. La moins bien notée du guide, pour l'ambiance et la gare à quinze minutes.
Les plus
- Les gares et l'aéroport à vingt minutes, le bazar de Mirabad, les rues calmes des ambassades
- Le plus beau palace de la ville, et l'auberge des voyageurs de la route de la soie
Les moins
- Rien à visiter sur place
- Vingt minutes de métro pour la vieille ville
Nos conseils pour bien réserver
- Le métro à lustres : trois lignes, un prix, et les photos sont permises : Le métro de 1977 est la plus belle chose de la ville et la plus utile : trois lignes et une quatrième aérienne, des stations décorées chacune sur un thème, les cosmonautes en médaillons bleus à Kosmonavtlar, les coupoles de céramique à Alisher Navoi, les lustres de cristal à Mustaqillik, et un billet unique pour 0,12 €*, quelle que soit la distance, payable par carte au portillon. Photographier y est permis depuis 2018, ce qui était interdit avant. Les taxis se commandent par application, pour 1 à 3 €* la course en ville, et personne ne marchande. Le centre se marche, mais les avenues sont longues : une station de métro vaut vingt minutes à pied.
- Avril, mai, septembre et octobre : l'été brûle, l'hiver gèle : Tashkent a un climat continental sec : de juin à août, trente-cinq à quarante degrés l'après-midi, un soleil sans nuage et des rues vides entre midi et dix-sept heures, les visites se font le matin et le soir ; de décembre à février, le gel et parfois la neige. Les deux saisons qu'on choisit sont avril-mai, quand les arbres fleurissent et les melons arrivent, et septembre-octobre, celle des raisins et des grenades. Les hôtels sont pleins et chers à ces deux saisons, surtout quand les groupes de la route de la soie passent, et vides et bon marché l'été et l'hiver.
- L'aéroport est en ville, et Samarcande à deux heures de train : L'aéroport international est à sept kilomètres au sud du centre : un taxi par application met vingt minutes et coûte 3 à 5 €*, les chauffeurs qui attendent à la sortie en demandent dix fois plus. Les trains Afrosiyob, à grande vitesse, partent de la gare centrale pour Samarcande en deux heures et Boukhara en quatre, plusieurs fois par jour, et se réservent en ligne des jours à l'avance en saison, les places partent vite. La gare du Sud sert les trains de nuit pour Khiva et la vallée de Ferghana. Les Tashkentois font de la ville une base : deux nuits avant, une nuit après.
- Le plov à midi, le pain à toute heure, le thé partout : Le plov, le riz au mouton, aux carottes et au cumin, se mange à midi, jamais le soir, et le Besh Qozon du nord le sert à la louche de onze heures à quatorze heures, cuit dans des chaudrons d'un mètre cinquante devant la salle : on y va pour voir. Le pain rond sort des fours tandir du bazar toute la journée, le thé vert se sert avant qu'on l'ait demandé, et les melons de septembre valent le voyage. On paie en sums, par carte presque partout dans les hôtels et les restaurants du centre, en liquide au bazar et chez les petits ; les distributeurs du centre acceptent les cartes étrangères. Les prix sont parmi les plus bas d'Asie centrale.
- L'hôtel Uzbekistan, le paquebot de béton de 1974 sur la place Amir Timur, réservé pour sa façade : les avis notent l'emplacement 9,3 et l'ensemble 7,2 sur près de trois mille avis, pour des chambres qui n'ont pas changé depuis l'URSS. On le photographie depuis la place, on dort en face.
- Un hôtel près de l'aéroport, à sept kilomètres du centre, pour un séjour : la ville est si proche que le taxi ne justifie rien, et le quartier n'a que des entrepôts.
- Une adresse de la vieille ville pour qui veut sortir le soir : le quartier s'endort avec le bazar vers dix-neuf heures, et les restaurants qui restent ouverts sont au centre et dans le nord.
Questions fréquentes : où dormir à Tashkent
Dans quel quartier dormir à Tashkent pour une première fois ?
Où dormir pas cher à Tashkent ?
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Tashkent est-elle sûre pour un voyageur ?
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