Ubud

Que faire à Bali : top 8 des incontournables en 2026

Avant sept heures, l'encens fume déjà sur les offrandes posées devant chaque porte, et la brume tient encore les rizières de l'intérieur. Les classements qui suivent sont faits par des voyageurs comme vous.

Les destinations préférées de nos membres à Bali

Classement établi sur les recommandations de voyageurs qui y sont allés

#1 Ubud +14 recos

Centre culturel d’Indonésie, Ubud, célèbre pour ses superbes rizières en terrasse, ses temples et son artisanat est une commune située au centre de l’île hindouiste de Bali. Haut lieu artistique du pays à la confluence de deux rivières, vous pourrez assister à des spectacles de legong et de gamelan, danse et musique traditionnelles, et visiter ses nombreuses galeries d’art. Les amateurs de nature sauvage seront également comblés : sa forêt tropicale vous surprendra. Ubud, littéralement «médecine» cultive un lien historique avec les plantes médicinales. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’offre pléthorique autour de la randonnée, du yoga et des spas ! Vous aurez peut-être aussi l’occasion de tester le massage balinais à 4 mains et de goûter ses spécialités culinaires raffinées : nasi goreng, riz sauté, bebek betutu, à base de canard, et babi guling, porc à la balinaise.

Le climat est tropical et équatorial avec une saison sèche d’avril à octobre et une saison humide de novembre à février. Les pluies sont généralement concentrées en janvier et février.

Une jungle en plein centre-ville, dans le respect de la nature et des macaques

Commencez par le Monkey Forest Sacred Sanctuary, situé au cœur d’un bois qui abrite le temple de la mort et des mauvais esprits dans lequel nul n’entre, superstition oblige. Vous apprécierez ses belles sculptures hindoues et son ambiance bonne enfant. Soyez vigilants au millier de singes présents. Ils sont attirés par ce qui brille et qui se mange ! Si vous souhaitez les nourrir, faites-le en présence de monkey experts, employés de la réserve naturelle.

Allez ensuite au Musée des Beaux-Arts, Purilukisan Museum. Vous y découvrirez le style kamasan ainsi que l’œuvre de Nyoman Lempad et d’Arie Smit. Le soir venu, rendez-vous au Puri Saren Ubud, Palais Royal qui marque le centre du village. De magnifiques spectacles y sont donnés.

Un peu plus loin, Lempad’s House vaut le détour. Il s’agit de la demeure d’un illustre balinais, Gusti Nyoman Lempad, qui vécut jusqu’à l’âge de 116 ans. Autre habitation remarquable : Walter Spies House, du nom de l’artiste allemand né à Moscou qui y invita des célébrités comme Charlie Chaplin. Désormais, tout le monde peut y séjourner : c’est l’hôtel Campuhan!

De l’art omniprésent

Le Neka Art Museum est une institution privée qui décrit l’histoire de la peinture balinaise et l’apport des influences occidentales sur ses œuvres. Vous apprécierez, ses explications didactiques, sa chronologie et sa superbe sélection étrangère.

Les amateurs d’art visiteront également le Musée d’Antonio Blanco, surnommé «le Dali de Bali». L’écrin est une magnifique demeure bien entretenue. Ses œuvres, souvent érotiques, ont été brûlées par la censure : dommage ! Après l’atelier, prenez un rafraîchissement à la terrasse du Bridge Café. La vue sur le fleuve et les jardins est très plaisante.

En contre-bas, ne manquez pas le temple Pura Gunung Lebah et son environnement luxuriant, propice à la détente.

Comment y aller ?

Air France, en partenariat avec KLM, Cathay Pacific, Qatar Airways, Singapore Airlines et Thai Airways assurent la liaison au départ de Paris à destination de Denpasar avec escale à Singapour, Hong Kong, Doha et Bangkok.

Comment s’y déplacer ?

Achetez à l’aéroport votre course de taxi Blue Bird, la principale compagnie de taxis du pays, au tarif fixe de ±300000 Rp. Comptez 1h30 à 2h30 de trajet en fonction de l’horaire d’arrivée. La circulation est très dense à Bali et on roule rarement au-dessus des 30 km/heure.

Peu étendue et agréable, Ubud se visite facilement à pied. Pour accéder aux rizières, louez un vélo ou un scooter (±30000 et 50000 Rp/jour).

#2 Tegallalang +3 recos

Tegallalang est une ville de la province de Gianyar sur l’île de Bali en Indonésie. Elle est réputée pour ses paysages de rizières en terrasse, une magnifique exploitation traditionnelle de riz, accrochée sur les flancs des collines à 600 mètres d’altitude. Idéalement située entre la ville d’Ubud et le lac sacré de Batur, elle est une étape incontournable de tout voyage à Bali. 

Magnifiques rizières en Indonésie

Les rizières de Tegallalang font partie des sites les plus visités de l’île de Bali. Elles fonctionnent selon le principe du Subak, un système d’organisation agricole inventé au IXe siècle par le saint Rsi Markandeya, qui est typique de l’Indonésie. Dans ce système complexe de distribution de l’eau, ce sont des prêtres qui ont le contrôle de l’irrigation et des cultures. Moyennant parfois quelques droits d’entrée, il est possible de faire de belles balades à travers les rizières de Tegallalang. Ces dernières années, des balançoires ainsi qu’une tyrolienne ont été installées dans le contexte de l’accroissement touristique de la région.

Pour se reposer après la découverte des rizières, rendez-vous au niveau des sources sacrées de Tirta Empul, fondées en 962, dans la région de Tegallalang. Le palais présidentiel qui les surplombe, lui, a été bâti en 1957 pour le premier président indonésien Soekarno. Si l’eau des bains est plutôt froide, elle a la réputation de purifier celui qui s’y baigne : en effet, le temple est dédié à Vishnu, le dieu hindou de l’eau. Attention à bien nouer votre sarong avant la visite du site !

Capitale artisanale de Bali

Avec le petit village voisin de Pakudui, Tegallalang est une ville réputée pour sa riche activité artisanale qui s’appuie sur des techniques de bois sculpté. Cet art local se transmet de génération en génération chez les habitants et leurs confections, entre bols, vaisselles et petits objets, se vendent partout dans le monde. Vous trouverez forcément votre bonheur au marché de la ville !

Côté cultuel, les environs de Tegallalang ont longtemps abrité une caste brahmanique très puissante. À Manuaba, petit village situé à quelques kilomètres de Tegallalang, vous trouverez le temple Pura Griya Sakti, construit au XVIIe siècle. Parmi les temples à voir dans cette partie de l’île, ne manquez pas le temple du Lac de Batur, juché au milieu de la caldeira à 1000 mètres d’altitude. Le temple Gunung Kawi à Tampaksiring est un autre incontournable. Construit au Xe siècle, il comporte une dizaine de mausolées creusés à même la roche, dans des cavités de près de sept mètres de haut ! Les tombeaux abritent des membres de la famille royale de l’époque. Attention pour se rendre à Gunung Kawi, il faut pouvoir gravir un total de 230 marches en galets, qui traverse de jolis paysages de rizières luxuriantes.

Quand y aller ?

La meilleure saison pour voir les rizières de Tegallalang est celle qui précède les récoltes, soit en mai/juin ou entre septembre et novembre.

Comment y aller ?

Pour se rendre à Tegallalang, le meilleur moyen de déplacement reste le véhicule motorisé, voiture ou scooter. En outre, de nombreuses agences organisent leurs propres excursions en navette jusqu’aux rizières de Tegallalang.

#3 Karangasem +3 recos

Karangasem est un Kabupaten - ou district - situé à l’est de l’île de Bali en Indonésie. C’est le chef-lieu d’un ancien royaume balinais extrêmement puissant dont les souverains se nomment Anak Agung, en référence au mont Agung, le plus haut volcan de Bali du haut de ses 3142 mètres, qu’ils considéraient être le centre du monde. Au cours du XIXe siècle, les neuf royaumes de Bali passent progressivement sous le contrôle de l’administration néerlandaise. Le temple Besakih, le plus important de l’île, ou encore les vestiges de Semarapura témoignent de l’histoire grandiose des souverains de Karangasem.

Les alentours de Karangasem : vestiges d’un royaume

Sur la route qui vous conduit à Karangasem, ne manquez pas le site historique de Klungkung ou Semarapura, qui concentre les vestiges de l’ancienne capitale royale. Le palais de justice, construit en 1710, regorge de fresques, d’ornements et de peintures typiquement balinaises. Le site préserve en outre un riche héritage cultuel et sacrificiel de la dynastie des Dewa Agung. Plus proche de Karangasem, une visite à Tirtagangga s’impose. Ce palais entouré d’eau a été fondé en 1946 par le dernier rajah de Karangasem. Détruits par l’éruption du Mont Agung en 1963, les bains et jardins sont ensuite reconstruits et ouverts au public. Dans le même style, le palais d’eau Soekasada Ujung mérite aussi le détour : construit au bord de la mer, il permettait également de surveiller les allées et venues depuis l’île voisine de Lombok.

La région de Karangasem est aussi riche en temples. Le plus proche est le Lempuyang Luhur, un complexe dédié à Shiva, qui comprend sept temples : 1700 marches vous attendent pour parvenir au sommet ! Non loin, sur les pentes du Mont Agung qui domine la région, se dresse le temple le plus sacré de Bali : le Besakih. Il comprend près de 80 temples construits en l’honneur des trois grandes divinités hindoues, Brahma, Vishnu et Shiva, disséminés sur un vaste espace.

L’Est de Bali : entre rizières et bord de mer

Profitez des paysages locaux de Karangasem en vous offrant une randonnée à Sidemen, une somptueuse vallée de rizières, à la végétation luxuriante. Pour les plus sportifs, il est aussi possible de choisir un trek et une ascension du mont Agung.

Le bord de mer de Karangasem est tout aussi splendide. Le petit village d’Amed aux plages de sable noir volcanique vous offrira une expérience très authentique. Outre les nombreuses plages, les aficionados de plongée ne peuvent manquer Tulamben, un lieu-dit qui regorge de fonds marins d’une beauté exceptionnelle. Au fond de ces récifs se cache l’épave d’un cargo américain, le Liberty, torpillé par un sous-marin japonais en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, échoué sur la plage de Tulamben puis entraîné par le fond lors de l’éruption du mont Agung de 1963.

Quand y aller ? 

Profitez de la saison sèche, entre avril et septembre, pour aller à Bali.

Comment y aller ?

Depuis Denpasar où se trouve l’aéroport international, prendre un taxi ou une navette en direction de Karangasem. Vous pouvez aussi louer un véhicule particulier qui vous permettra de faire le tour de l'île !

#4 Tabanan +3 recos

Tabanan est la capitale du district du même nom, une région rizicole de l’île de Bali située entre les montagnes de Batukaru au nord et la côte ouest de Bali. Pendant la colonisation, Tabanan a été reconnu comme un des huit royaumes balinais officiels par le gouvernement hollandais. La ville n’a pas réellement d’intérêt touristique mais les alentours de Tabanan sont riches de découvertes, entre les rizières de Jatiluwih, classées au patrimoine culturel de l’Unesco, et le temple de Tanah Lot, battu par les flots.

La région rizicole de Tabanan

La ville de Tabanan se caractérise par des alentours verdoyants, emplis de rizières et de cultures en terrasse traditionnelles. Avant ou après votre visite des rizières de Jatiluwih, faites un tour au Musée Mandala Mathika Subak à Tabanan, qui expose les spécificités du système subak, inventé au IXe siècle en Indonésie. Les rizières d’un même subak sont irriguées par une seule branche de canal, ce qui permet de coordonner l’utilisation de l’eau entre tous les cultivateurs. Au centre de chaque subak se trouve un temple de l’eau, le système reposant sur une forte intrication entre nature, culture et religion. Le riz étant considéré comme une offrande divine, tout le travail de plantation et de récolte fait l’objet de rituels sacrés : c’est le Tri Hita Karana, un concept balinais de relation entre la nature, l’homme et le divin.

À Tabanan même, n’hésitez pas à vous rendre au marché de la ville ou à déjeuner dans un des nombreux warungs, ces petites échoppes traditionnelles et familiales qui préparent des plats à base de riz. À faire à Tabanan, le Bali Butterfly Park, une réserve de près de 3 500 m² qui comprend plusieurs centaines d’espèces de papillons dont certaines sont menacées.

Les temples de la région de Tabanan

À une poignée de kilomètres de Tabanan, le long de la côte, vous trouverez le célèbre temple de Tanah Lot ou Temple de la Mer, situé au sommet d’un rocher isolé au milieu de la mer. Il serait l'œuvre de Nirartha, un prêtre hindou du XVIe siècle. Le temple Taman Ayun, construit en 1634, se situe dans la ville voisine de Mengwi. Il s’agit d’un grand temple appartenant à l’origine à une puissante famille locale. Le temple est entouré de jardins et de merus, des petites pagodes qui évoquent la montagne sacrée hindouiste.

Si vous avez du temps pour vous rendre un peu plus loin, dirigez-vous vers le lac Bratan, un magnifique lac d’altitude où vous trouverez le temple d’Ulun Danu, posé au bord de l’eau et construit en 1663 en l’honneur de Dewi Danu, la déesse des lacs et des rivières. Le dernier temple à voir dans la région de Tabanan est le Pura Luhur Batukaru, un temple construit à flanc de montagnes et au milieu de la jungle au XIe siècle par Mpu Kuturan, un homme saint.

Quand y aller ?

Le mieux pour visiter le kabupaten de Tabanan est de s’y rendre pendant la saison sèche entre mai et octobre.

Comment y aller ?

L’aéroport de Bali est situé dans la ville voisine de Denpasar : de là, il est possible de prendre un bus ou un taxi jusqu’à Tabanan. Certains hôtels proposent également des systèmes de navette.

#5 Denpasar +2 recos

Capitale de Bali, Denpasar est un point d’arrivée fréquent sur la magnifique île d’Indonésie. Si elle ne possède pas les charmes du littoral, la ville mérite néanmoins au moins un ou deux jours de visite.

Histoire, art et religion

Denpasar, centre administratif et économique de Bali, a su garder une atmosphère provinciale malgré son statut de capitale. Son architecture récente n’est pas très belle et la circulation y est bien souvent chaotique. C’est une des raisons pour lesquelles les voyageurs ne s’attardent que rarement à Denpasar et foncent en direction de la plage. Pourtant, la cité présente des attraits très intéressants pour tous les amateurs d’histoire, d’art et de traditions locales. Le Musée de Bali (Museum Negeri Provinsi) est un incontournable pour ses collections d’époques et de régions balinaises diverses. Costumes traditionnels, armes, bijoux précieux, objets de la vie traditionnelle, masques, tissus… Ce musée est très riche et vous donnera un bon aperçu du passé de Denpasar et des environs. Ancienne capitale du royaume de Badung et colonisée par les Hollandais au début du XXe siècle, la ville est un véritable concentré de l’histoire de Bali. Comme sur toute l’île, elle compte de nombreux temples, comme le Pura Maospahit ou le Pura Agung Jagatnatha, ainsi que des palais royaux comme le Puri Pemecutan.

Spectacles, marchés et gastronomie

Parmi les curiosités de Denpasar, il faut se rendre au Taman Werdhi Budaya, le centre d’art de la ville. On y trouve deux grands amphithéâtres à ciel ouvert qui accueillent tous les soirs des démonstrations de danse kecak, mais aussi des pièces de théâtre, des concerts, des spectacles de danse moderne… Des expositions ont fréquemment lieu au centre d’art. Denpasar est aussi une ville très vivante : c’est au cœur de ses marchés que l’on peut le mieux goûter à sa fervente animation.

Le Pasar Badung, le plus grand marché traditionnel de l’île, vaut le détour pour ses étals de fruits, d’épices et de fleurs d’offrandes, alors que le Pasar (marché) Kumbasari, juste en face, est apprécié pour ses étoffes et ses objets tissés en rotin. Vous y trouverez certainement de nombreuses idées cadeaux d’artisanat local à rapporter dans vos bagages. Le marché de nuit est particulièrement prisé des locaux pour déguster une des spécialités balinaises à même les étals. Testez un mie goreng (nouilles sautées) ou un nasi goreng (riz frit), suivi de quelques fruits exotiques bien juteux en guise de dessert.

Quand y aller

Les meilleurs mois pour se rendre à Denpasar sont mai, juin, septembre et octobre. En effet, le climat est agréable (pas trop humide) et la fréquentation touristique est moindre qu’en juillet et août. Évitez d’ailleurs ces deux derniers mois si vous le pouvez car les prix peuvent augmenter de 50 %. Toutefois, si vous êtes à Denpasar en juillet, ne manquez pas la pittoresque fête du cerf-volant.

Comment y aller

Il n’y a pas de vol direct Paris-Denpasar : le trajet vous durera minimum 17 heures avec une ou deux escales. Pour le prix du billet d'avion, comptez 500 à 600 €* hors-saison, plus durant la période estivale très prisée des vacanciers. L’aéroport international de Ngurah Rai se situe à environ 30 minutes de route de la ville de Denpasar.

Les activités préférées de nos membres à Bali

Classement établi sur les recommandations de voyageurs qui les ont faites

#1 Forêt des singes d'Ubud (Ubud) +3 recos 5/5

La forêt des singes d'Ubud est une réserve hindoue sacrée située dans le petit village de Padangtegal en Indonésie et entretenue par la communauté locale. Elle contient trois temples très fréquentés par la population. Ceux-ci font l'objet de nombreux évènements religieux comme la cérémonie de Ngebejiang, le Ngelawang performance ou la célébration de Tumpek Kandang, pendant lesquels une partie de la forêt est donc fermée au public. La forêt compte de plus en plus de singes, en 2022 on en dénombre 1260. Ce sont des macaques à longue queue, qui sont une espèce sacrée dans la religion hindouiste.

#2 Palais aquatique de Tirtagangga (Karangasem) +3 recos 5/5

Tirtagangga est un palais aquatique situé à l'est de l'île de Bali, dans le kabupaten de Karangasem dont les limites correspondaient autrefois à un des neuf royaumes de Bali. Le palais d'origine, construit en 1946, a été ravagé par l'éruption du volcan Agung en 1963. Celui qui se visite aujourd'hui est donc principalement une réplique, ce qui n'enlève rien à son charme bucolique et à son ambiance paisible et aquatique, propice à la déambulation. Le palais aquatique se compose de fontaines et de bassins, ainsi que de piscines naturelles dans lesquelles il est possible de se baigner.

#3 Tanah Lot (Tabanan) +3 recos 5/5

Le temple de Tanah Lot est situé sur un îlot à quelques centaines de mètres au large de la côte de Bali, en Indonésie, consacré aux divinités maritimes. Il n'est accessible à pied que pendant la marée basse et donc ouvert seulement à certains moments de la journée. Les touristes peuvent se rendre au temple mais la plupart des salles sont réservées aux croyants. Les balinais viennent souvent s'y recueillir et y célèbrent régulièrement Odalan ou la bénédiction du temple familial, un rite effectué tous les 210 jours.

Carte de Bali

Visiter Bali

Quarante minutes de route séparent l'aéroport d'Ubud sur la carte, et deux îles dans les faits. Au sud, autour de Seminyak et de Canggu, les vagues de surf, les cafés et les scooters au coude à coude. Dans l'intérieur, les rizières en terrasse, les temples de village et le gamelan qui répète à la nuit tombée.

Ce qui frappe, c'est une religion vécue à chaque coin de rue. Près de neuf Balinais sur dix sont hindous, au milieu du premier pays musulman du monde. Chaque maison pose ses offrandes plusieurs fois par jour, et une procession peut arrêter votre voiture une demi-heure.

Vous allez aimer si

  • Vous voulez des temples où l'on prie, pas des musées
  • Rizières, volcans et plongée comptent autant que la plage
  • Vous acceptez de passer du temps sur la route pour quitter le sud

Passez votre chemin si

  • Vous rêvez d'une plage déserte au pied de l'hôtel
  • La foule et les embouteillages vous gâchent un séjour
  • Vous voulez tout voir en une semaine

Les incontournables

  1. 1 Le lever du soleil sur le Mont Batur Départ vers 4 h

    Le volcan monte à 1 717 mètres au-dessus de son lac de cratère. Les groupes partent dans la nuit, vers quatre heures, à la lampe frontale, sur une cendre noire qui glisse sous la chaussure. Au sommet, le jour se lève derrière le Mont Agung. Le guide de l'association locale est imposé de fait au départ des sentiers : réservez-le la veille, et emportez une polaire, il fait froid avant l'aube.

  2. 2 Nyepi, le jour où l'île s'arrête Le 8 mars 2027

    Le Nouvel An balinais tombe en 2027 le lundi 8 mars. La veille au soir, chaque village promène ses ogoh-ogoh, des monstres géants de papier mâché, avant de les brûler. Le lendemain, vingt-quatre heures de silence : aéroport fermé, ferries arrêtés, routes vides, interdiction de sortir, touristes compris. Votre hôtel reste ouvert, et la nuit, sans une lampe allumée, le ciel se remplit d'étoiles.

  3. Le kecak au temple d'Uluwatu Photo postée par IsahSairen

    3 Le kecak au temple d'Uluwatu Au coucher du soleil

    Le temple tient au bord d'une falaise, au-dessus de l'océan Indien, à la pointe sud de l'île. Chaque soir, des dizaines d'hommes assis en cercle scandent le « tchak » du kecak, qui raconte un épisode du Ramayana, pendant que le soleil tombe derrière eux. Arrivez une heure avant la séance pour avoir une place. Tenez lunettes et téléphone : les singes du temple les arrachent.

  4. Les rizières de Jatiluwih

    4 Les rizières de Jatiluwih Patrimoine mondial

    Au pied du mont Batukaru, ces terrasses sont inscrites à l'UNESCO depuis 2012 avec le subak, le système de canaux qui partage l'eau entre les rizières depuis le IXe siècle. Des sentiers balisés y font une à trois heures de marche. Vous y croisez moins de cars qu'à Tegallalang, plus proche d'Ubud, qui ne fait pas partie de l'inscription. Venez le matin, avant la chaleur.

  5. 5 Le bain de Tirta Empul

    Une source sacrée remplit un bassin où l'eau tombe d'une rangée de becs de pierre. Les Balinais y viennent se purifier, en passant d'une fontaine à l'autre, et vous pouvez entrer dans l'eau avec eux. Le sarong est obligatoire et fourni à l'entrée. Regardez d'abord comment font les fidèles, suivez l'ordre des fontaines, et passez tôt, avant l'arrivée des groupes.

Le piège classique

Empiler cinq sites dans la même journée. Sur la carte, Uluwatu, Ubud et le lac Bratan semblent voisins ; sur la route, chaque trajet vous prend une à deux heures. Visez deux visites par jour, pas cinq, et dormez près de ce que vous voulez voir.

Nos itinéraires à Bali

Nos itinéraires selon la durée
DuréeItinéraireCe que vous voyez
1 semaineUbud › Mont Batur › Tirta Empul › UluwatuRizières, volcan, falaises
10 joursUbud › Sidemen › Amed › Sanur › UluwatuL'intérieur, l'est, la mer
2 semainesUbud › Munduk › Lovina › Amed › Nusa Lembongan › UluwatuLe tour de l'île

Partez vers l'intérieur dès l'arrivée, et finissez par la plage. Ubud se rejoint dans la journée de l'aéroport, et deux ou trois nuits au sud avant le vol retour vous évitent un départ à l'aube dans les bouchons. Le nord et l'est se font en étapes : à plus de deux heures de route du sud, ils ne valent pas un aller-retour.

Quand partir à Bali ?

Quand partir, saison par saison
IntérêtSaisonPluieMerAffluence et prix
Début de saison sècheavr. à juinAverses rares27 à 29 °CMoyens
Cœur de l'étéjuil. et aoûtPresque sèche26 à 27 °CÉlevés
Fin de saison sèchesept. et oct.Averses rares27 à 28 °CMoyens
Saison des pluiesnov. à marsOrages quotidiens28 à 29 °CBas

Notre conseil

Visez mai, juin ou septembre : la saison sèche est installée et vous évitez les prix de juillet, d'août et des fêtes de fin d'année. Si vos dates tombent sur Nyepi, le 8 mars 2027, réservez l'hôtel pour la journée entière et n'y prévoyez ni vol ni transfert.

Comment aller à Bali ?

  1. En avion, avec une escale Le seul accès réaliste

    Aucun vol direct ne relie la France à Bali. Vous changez d'avion à Istanbul, Doha, Abu Dhabi, Dubaï, Singapour ou Kuala Lumpur, et vous atterrissez à Denpasar, au sud de l'île, à quelques minutes des plages de Kuta et de Jimbaran.

  2. En ferry depuis Java Par la route

    À l'extrême ouest, le port de Gilimanuk reçoit jour et nuit les ferries de Ketapang, à Java, en trois quarts d'heure de traversée. C'est la porte d'entrée de qui traverse l'Indonésie par la terre.

  3. En bateau depuis Lombok Pour combiner les îles

    Le ferry public relie Lembar, sur Lombok, au port de Padangbai en quatre heures et demie. Plus rapides, des bateaux privés font la navette entre Padangbai et les îles Gili.

Avant le départ, remplissez le formulaire d'arrivée All Indonesia dans les 72 heures qui précèdent le vol, et payez en ligne la taxe touristique de l'île, 150 000 roupies par personne. Le visa à l'arrivée vaut trente jours : vérifiez son tarif au moment de partir, une hausse a été annoncée en 2026.

Comment se déplacer à Bali ?

Sans chauffeur ni scooter, vous ne sortez pas du sud. Les bus publics se résument à quelques lignes autour de Denpasar, et les applications de VTC sont refusées dans plusieurs villages, à Ubud comme à Uluwatu. Le plus simple reste un chauffeur privé à la journée : de 600 000 à 1 000 000 de roupies la voiture, essence comprise, une dépense modeste à partager à quatre.

Bon à savoir

Pour louer un scooter, emportez votre permis moto et un permis international. La police de l'île multiplie les contrôles à Canggu, Seminyak, Uluwatu et Ubud, et elle déconseille la conduite aux étrangers sans expérience. Sans ces papiers, votre assurance voyage ne vous couvrira pas en cas d'accident.

Que manger à Bali ?

  • Le babi guling : un porc entier farci d'épices et de légumes, rôti à la broche. Il se mange au déjeuner, dans des warungs qui ne servent que lui, et il n'en reste souvent plus au milieu de l'après-midi.
  • Le bebek betutu : un canard frotté d'épices, enveloppé de feuilles de bananier et cuit longuement à l'étouffée. Certaines tables demandent de le commander la veille.
  • Le sate lilit : du poisson ou de la viande hachés avec de la noix de coco et des épices, enroulés autour d'une tige de citronnelle, puis grillés.
  • Le lawar : un mélange de viande hachée, de légumes et de noix de coco, très parfumé, servi en accompagnement des plats de cérémonie.
  • Le nasi campur : une assiette de riz entourée de petites portions de ce que le warung a cuisiné le matin. Le repas de tous les jours, et le moins cher de l'île.
  • L'arak : l'alcool de riz ou de palme de l'île, légal depuis 2020. Ne le buvez qu'en bouteille scellée : l'arak frelaté a déjà causé des cécités et des décès.

Mangez dans les warungs, ces petites cantines familiales : vous y trouvez le meilleur de la cuisine balinaise pour une fraction du prix des restaurants du sud. Sur une carte, le sigle « ++ » vous annonce que taxe et service s'ajoutent à l'addition, souvent un cinquième de plus.

Où dormir à Bali ?

Où poser ses valises
ZonePour faire quoiÀ savoir
Seminyak et CangguSurf, cafés, soiréesCirculation saturée le soir
Uluwatu et JimbaranFalaises, surf, couchers de soleilPlages au bas de longs escaliers
Sanur et Nusa LembonganMer calme, bateaux vers les îlesAmbiance tranquille, peu de vie nocturne
Ubud et ses rizièresTemples, rizières, culturePas de mer, nuits plus fraîches
Sidemen et AmedRizières, plongée, Mont AgungLoin du sud, très calme
Munduk et LovinaLacs, cascades, côte nordDeux heures de route du sud

Lire le guide complet : où dormir à Bali

Quel budget pour un séjour à Bali ?

Budget indicatif par personne, hors transport jusqu'à la région
SéjourDuréeBudget par personne
Économique (homestay, scooter, warungs)10 jours400 à 650 €
Confort (hôtel avec piscine, chauffeur certains jours, restaurants)10 jours1 000 à 1 600 €
Haut de gamme (villa avec piscine privée, chauffeur, grandes tables)10 jours2 500 à 4 500 €
  • La zone : une même catégorie d'hôtel coûte nettement plus à Seminyak, à Canggu ou sur le Bukit qu'à Sidemen ou à Lovina.
  • Le chauffeur : partagé à quatre, il revient à peu de chose par personne et vous épargne les refus des applications de VTC.
  • Les warungs : y manger plutôt qu'en terrasse du sud divise la note des repas par trois ou quatre.
  • Les entrées : chaque temple fait payer la sienne, et certains ajoutent la location du sarong ou une navette. À plusieurs visites par jour, le total compte.
  • Les frais d'arrivée : le visa et la taxe touristique de 150 000 roupies se paient par personne, enfants compris pour la taxe.

Traditions et art de vivre à Bali

L'hindouisme balinais mêle les dieux de l'Inde au culte des ancêtres et des esprits du lieu. Ses fêtes suivent un calendrier de 210 jours : à Galungan, les 13 janvier et 11 août 2027, de hautes perches de bambou décorées, les penjor, se dressent devant chaque maison.

Chaque village s'organise en banjar, l'assemblée de quartier qui prépare les cérémonies et fait répéter le gamelan. À Ubud, des troupes de village jouent chaque soir le legong et le barong pour les visiteurs.

L'usage local

Dans un temple, couvrez vos jambes d'un sarong, souvent prêté ou loué à l'entrée, et n'entrez pas dans les cours intérieures réservées à la prière. Ne marchez jamais sur les petites offrandes de feuilles et de fleurs posées au sol, et ne grimpez sur aucun arbre ou mur sacré pour une photo.

Top des photos postées par les membres

Gunung kawi
Temple Pura Ulun Danu
Ubud

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Avis de voyageurs

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Belle région à voir

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Découverte de la culture indonésienne

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Activités complètes

Fêtes, plages, culture, spiritualité, nature, tout est là ou dans les envrons

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Mélange spirituel de pierre et d'eau

Je trouve que ce temple a su intelligemment combiner les constructions en pierre et l'aménagement des points d'eau pour créer un environnement propice à la spiritualité et l'évasion. Très intéressa…

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