Château de Peles

Que faire en Roumanie : top 9 des incontournables

Découvrez les destinations préférées de nos membres en Roumanie, ainsi que des avis, des infos pratiques, des photos de voyageurs...

Les 5 plus belles villes à visiter en Roumanie

Bucarest

#1 Bucarest +12

Capitale roumaine aux mille visages, Bucarest refuse les étiquettes. Entre boulevards haussmanniens délabrés et clubs techno avant-gardistes, entre palais communistes démesurés et terrasses bohèmes, la ville cultive ses contradictions. Ici, l'élégance Belle Époque côtoie les cicatrices du totalitarisme, la jeunesse créative investit les friches industrielles, et la vie nocturne rivalise avec Berlin. Une destination brute et fascinante pour voyageurs curieux.

Sighisoara

#2 Sighisoara +5

Sighișoara est une ville médiévale de Roumanie bordée par la rivière Târnava Mare et classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle est connue comme étant la ville de naissance de Vlad Tepes, ou Vlad l’Empaleur, dont la réputation sanguinolente inspira le personnage de Dracula à l’auteur irlandais Bram Stoker. Occupée dès le XIIème siècle par des marchands d’origine allemande, les saxons de Transylvanie, Sighișoara se développe considérablement pendant le Moyen-âge à la faveur de ses échanges commerciaux. Suite aux invasions mongols qui affectent l’Est de l’Europe au XIIIème siècle, la ville se dote de vastes remparts, dont une partie est encore debout aujourd’hui.

 

Une impressionnante citadelle en Transylvanie

Sighișoara est aujourd’hui encore cerclée par une muraille de 930 mètres de long pour 8 à 10 mètres de hauteur ! Celle-ci sépare la ville haute et noble de la ville basse. Neuf tours défensives sur les quatorze originelles sont encore debouts, parmi lesquelles on trouve la Tour des Fourreurs, des Bouchers, des Tailleurs… Chacune porte en réalité le nom de la confrérie d’artisans en charge de sa construction. La plus connue, la Tour de l’Horloge, est la porte d’entrée principale de la ville. Haute de 64 mètres, elle comporte aussi un musée d’histoire local qui regroupe des objets d’époque ainsi qu’une ancienne salle de torture ! Son horloge a deux côtés, une qui donne sur la ville haute, l’autre sur la ville basse. Celle qui donne sur la ville basse est décorée avec des petites figurines païennes en bois peintes qui représentent les jours de la semaine. Côté ville haute, ce sont des allégories de la Justice, de la Paix et de la Loi qui sont représentées.

Quelques beaux édifices religieux sont à voir à Sighișoara, notamment l’église Saint-Nicolas : de style gothique, elle est située tout en haut de la ville, et n’est accessible qu’après avoir fait l’ascension des 175 marches de l’Escalier des Écoliers ! En outre, l’église du monastère dominicain, aujourd’hui de confession luthérienne, marque l’endroit où la ville a commencé à se développer.

 

Le mythe de Dracula en Transylvanie

Outre ses remparts, Sighișoara a hérité de nombreuses maisons qui ont plus de 300 ans d’existence ! Ainsi, la maison du cerf ornée de sa tête de cerf a été construite au XVIIème siècle et la maison vénitienne, qui remonte au XVIème, est parée de fenêtres dont la forme est typiquement vénitienne. L’une des maisons les plus renommées reste bien sûr celle de Vlad Dracul, prince de Valachie, un état européen médiéval à dominance roumanophone. C'est dans cette maison qu'il aurait donné naissance à son fils Vlad l’Empaleur, qui a largement inspiré le célèbre mythe de Dracula.

 

Quand y aller ?

Le mieux est de découvrir Sighișoara en été pour profiter de la belle saison ! En juillet se tient chaque année un festival médiéval qui anime les rues de la cité.

 

Comment y aller ?

Sighișoara est bien reliée en train aux principales villes de Roumanie : trajet de 6h depuis Bucarest ou encore 3h30 depuis Cluj-Napoca. D’autres villes à visiter en Transylvanie sont reliées à Sighișoara comme Sibiu ou Brașov.

Timisoara

#3 Timisoara +3

Située dans l’ouest de la Roumanie, dans la région du Banat, Timisoara est la quatrième plus grande ville du pays. Son histoire ancienne et profondément multiculturelle en fait une ville au patrimoine important, entre héritages architecturaux et lieux de culte de toutes confessions. Historiquement, la région du Banat a fait partie du Royaume de Hongrie puis de l’Empire Ottoman avant d’être conquise par les Habsbourgs et officiellement rattachée à la Roumanie en 1918. Au XIXème siècle, c’est une puissante ville marchande qui commerce avec les pays du monde par l’intermédiaire du canal de la Bega. Aujourd’hui encore, la ville mêle une population roumaine, serbe, hongroise et allemande. Par ailleurs, c’est de Timisoara que naissent les premières contestations envers le régime communiste dictatorial de Ceausescu en 1989.

Une ville culturelle à découvrir en Roumanie

Timișoara, surnommée la “Petite Vienne”, a conservé un patrimoine historique riche où l’influence de l’Empire austro-hongrois est encore bien présente.  À commencer par la place principale de la ville, la place de l’Union, entièrement piétonne et remarquable avec ses édifices de style baroque emblématiques comme le musée des Beaux-Arts. Vous remarquerez également la colonne de la peste et l’église Saint-Georges, construite en briques.

Quelques centaines de mètres à peine séparent la place de l’Union de Victoria’s Square, un boulevard arboré et lieu de promenade où se concentrent de nombreuses activités. D’un bout à l’autre de l’avenue se dressent deux monuments emblématiques de la ville : l’Opéra d’une part, où serait née la Révolution mettant fin à la dictature communiste du pays, et la cathédrale orthodoxe d’autre part, impressionnante avec son clocher principal qui atteint 83 mètres de haut.

Visiter les musées et espaces verts de Timișoara

La première ville libre de Roumanie regorge de lieux intéressants ! Outre le musée des Beaux-Arts, qui expose de nombreuses références classiques à contemporaines d’artistes locaux, ne manquez pas le Musée de la Révolution, qui retrace les causes et conséquences du soulèvement de la ville à l’égard du régime communiste en 1989. Pour en savoir plus sur la culture et l’histoire de la région, rendez-vous au musée du Banat, abrité dans l’un des plus vieux édifices de la ville, le château de Huniade. Une partie des collections est aussi accueillie dans le Bastion de Maria Teresa, impressionnante structure héritée des anciens remparts de la ville et réinvestie par de nombreux commerces et activités culturelles. Autre lieu insolite de Timișoara : le musée de la consommation communiste, un peu excentré mais très surprenant avec sa collection d’objets datant de l’époque communiste. Le lieu est également particulièrement vivant puisqu’un bar exploite le rez-de-chaussée de l’établissement !

Enfin, le centre-ville est agrémenté de plusieurs parcs et jardins comme la célèbre Roseraie de Timișoara, fondée en 1928 au bord de la rivière Béga et qui regroupe plus de 1200 variétés de roses.

Quand y aller ?

Le mieux est de visiter Timișoara entre mai et septembre, pour profiter du beau temps... et de l’éclosion des roses !

Comment y aller ?

En avion, plusieurs lignes desservent l’aéroport international Traian-Vuia, situé à seulement une dizaine de kilomètres du centre-ville. Timișoara est reliée aux grandes villes roumaines par le train. Enfin, des liaisons en bus relient Timișoara à Budapest en Hongrie en cinq heures environ.

Sinaia

#4 Sinaia +3

Sinaia est une ville située dans la vallée de la Prahova en Roumanie, aux pieds des monts Bucegi. Elle se développe à partir de 1690, année à partir de laquelle le prince Mihail Cantacuzino fait construire un monastère inspiré de son pèlerinage au Mont Sinaï en Égypte. Le lieu est encore debout aujourd’hui : cerclé par une imposante muraille, il est connu pour abriter la première Bible traduite en langue roumaine. Depuis, la bourgade a bien changé jusqu’à devenir une des plus importantes stations de ski de Roumanie. Si le centre-ville a été largement bétonné pour satisfaire aux besoins de l’industrie des sports d’hiver, les hauteurs de Sinaia ont préservé une atmosphère paisible et abritent de nombreux chalets de style saxon qui lui donnent un air de station de montagne suisse-allemande. 

 

Le majestueux château de Peleș à Sinaia

Mais l’attrait principal de Sinaia reste son somptueux château de Peleș, une imposante bâtisse de style néo-renaissance avec ses hautes tourelles et ses nombreux éléments et mobiliers en bois. Cette résidence royale a été construite au XIXème siècle d’après les vœux du Roi Carol Ier de Roumanie. Le château ne compte pas moins de 160 pièces différentes, parmi lesquelles on trouve un salon arabe, une salle de théâtre/cinéma, un salon de musique, une majestueuse bibliothèque. En outre, environ 2000 tableaux parent les murs du château. Pour l’époque, le palais s’inscrit dans la modernité car il comprend une installation de chauffage complète ainsi qu’un accès à l’électricité ! Le concepteur de cette installation, l’ingénieur polonais Franciszek Rychnowski, reçoit une médaille d’or des mains du roi de Roumanie lui-même pour ses travaux.

Sinaia compte d’autres belles villas du XIXème, comme le château de Pelișor, construit quant à lui selon les principes architecturaux du courant Art Nouveau, ainsi que la villa Luminiș où a séjourné le compositeur de musique classique franco-roumain Georges Enesco

 

Entre traditions et modernité

Du fait de ses nombreux monuments et lieux de villégiature royaux, Sinaia est une ville qui a pu se développer avec l’essor du tourisme, du thermalisme puis de la pratique de la randonnée et des sports d’hiver. La ville est un point de départ idéal pour partir à la découverte des Monts Bucegi qui forment un splendide parc naturel, regorgeant de roches aux formes exceptionnelles, comme le fameux Sphinx des Bucegi qui entretient nombre de croyances. En hiver, c’est une véritable station de ski qui vous ouvre ses portes. Les hauteurs des montagnes environnantes sont facilement accessibles par les téléphériques au départ de Sinaia. Sur votre route, attention à la présence des animaux sauvages comme les ours et les lynxs qui sont nombreux à sillonner cette partie des Carpates méridionales. 

 

Quand y aller ?

Selon ce que vous souhaitez y faire, Sinaia se visite aussi bien en été qu’en hiver. Attention toutefois aux mois de décembre, janvier et février pendant lesquels les températures peuvent chuter jusqu’à - 20 ° C !

 

Comment y aller ? 

Il est facile de se rendre à Sinaia depuis Bucarest via la route nationale DN1, ou de prendre le train qui fait le trajet de la capitale roumaine à Sinaia en 1h30 environ.

Breaza

#5 Breaza +1

Breaza est une petite ville thermale en Roumanie, située à l’orée de la vallée de la Prahova. Le nom de la ville serait issu du mot slave “Breza” qui signifie “forêt de bouleaux”. En effet, la ville se situe au cœur d’un très bel environnement forestier dans lequel il est possible de faire des randonnées pédestres, cyclistes ou à cheval. La ville est réputée pour la qualité de son air et ses nombreuses sources d’eau minérale riches en soufre qui ont permis le développement d’une industrie thermale et thérapeutique. En 1928, le territoire est classé comme station thermale puis érigé au rang de ville en 1952 grâce à la fusion de deux anciens villages, Podu Vadului et Breaza de Sus. De nombreuses personnalités roumaines y ont établi leur résidence secondaire. Récemment, la ville a développé un parcours de golf en pleine nature, le Lac de Verde, prisé par les vacanciers les plus aisés. 

 

Une station thermale en Roumanie

Breaza comporte plusieurs instituts de soins thermaux destinés à soigner des maladies aussi bien nerveuses que respiratoires ou cardiovasculaires. Elle a été fréquentée par de nombreuses personnalités comme Grigore Alexandrescu, Ion Ghica et Anna de Noailles, une poétesse franco-roumaine. C’est la famille princière de Valachie des Brâncoveanu, propriétaires du territoire, qui contribuent à son développement au XIXème siècle. Elle y fait notamment construire plusieurs demeures et palais ainsi qu’un jardin à l’anglaise qui existe encore aujourd’hui, le Parc Brâncoveanu, doté de nombreux arbres centenaires.

Breaza est une ville caractéristique de la vallée de la Prahova, avec ses maisons ornées de vérandas sculptées et soutenues par d'élégants piliers en bois, comme la maison Alexandru Bondoc en témoigne. Sur place, vous pourrez aussi visiter la jolie église Sfântul Nicolae, construite en 1777, couverte de fresques à l’intérieur. Breaza a su conserver un artisanat traditionnel dont une partie alimente le petit musée d’arts populaires de la ville. Vous y découvrirez des costumes d’époque et des objets et coutumes divers et variés.

 

Les châteaux de la vallée de la Prahova 

Depuis Breaza, il est possible de partir visiter les célèbres châteaux de la vallée de la Prahova, zone frontière entre la Valachie et la Transylvanie. Vous y découvrirez le château de Peles à Sinaia, propriété du roi Carol Ier, construit dans un style allemand Renaissance et qui comporte 160 salles différentes ! Un peu plus en altitude, au niveau de la station alpine de Busteni, se trouve le palais Cantacuzène riche en ornements caractéristiques de l’architecture baroque, transformé en musée dédié au compositeur de musique classique George Enescu.

Toujours plus au nord, aventurez-vous de l’autre côté de la chaîne montagneuse de Bucegi, au cœur du village de Bran. C’est ici, perché en haut d’une colline que se trouve le château de Bran qui a inspiré celui de Dracula dans les récits de l’écrivain Bram Stoker. 

 

Quand y aller ?

La période la plus favorable pour visiter Breaza, faire des excursions dans la vallée de la Prahova et partir en randonnée dans les Carpates se situe entre mai et septembre.

 

Comment y aller ?

Breaza est idéalement située le long de la route DN1 qui relie Bucarest à Brasov. Elle est aussi joignable en train en 2 heures environ depuis Bucarest.

Classement des 4 activités sélectionnées par la rédaction en Roumanie

#1 Église Stavropoleos (Bucarest) +4 5

Située dans la vieille ville de Bucarest, Biserica Stavropoleos, l’église orthodoxe du monastère du même nom, constitue le joyau du quartier de Lipscani. Tranchant avec l’austérité des façades soviétiques environnantes, ce petit mais riche monument historique vous surprendra. Construite au XVIIIe siècle par un moine grec portant le nom d’Ioanichie Stratonikeas, elle demeure un bel exemple d’édifice construit pendant le siècle des Phanariotes, lorsque les gouverneurs venaient de Constantinople. Stavropoleosprovient du grec Stravopolis qui signifie la ville de la croix.

Prenez le temps d’observer sa façade, de style architectural brâncovan, du nom du roi de Valachie entre 1689 et 1717. Il se caractérise par des toits en forme de chapeaux, des fenêtres surmontées de trèfles arrondis et des loggias soutenues par des colonnes de pierre ou de bois.

Les peintures et dorures de l’église Stavropoleos forment d’élégantes arabesques florales qui mettent en valeur les portraits des saints en médaillons. L’intérieur est tout aussi impressionnant, avec de nombreuses icônes et de somptueuses décorations. Constituée d’une seule pièce, 3 espaces se distinguent. L’entrée, l’autel, d’où les messes sont dites par les prêtres et la nef centrale, où l’on se tient debout. Les fresques murales racontent des épisodes de la vie du Christ et des miracles. A l’entrée, les portraits du roi de l’époqueNicolae Mavrocordatet des donateurs ont été peints en hommage. Bien que modeste par sa taille, il se dégage de son décor feutré une ambiance apaisante, presque intime. Son cloître attenant, avec sa petite cour intérieure, en fait un véritable havre de paix. La nuit, l’éclairage superbe offre une perspective différente sur cette perle rare.

#2 Château de Peleș (Sinaia) +3 5

Au pied du Mont Bucegi, à Sanaia, le Château de Peleş est digne d'un conte. Avec son architecture néo-Renaissance allemande et ses touches Rococo, il a vu le jour entre 1873 et 1914 comme résidence d'été du roi Carol 1er de Hohenzollern. Entre ses tourelles et son bois sculptées, 160 salles composent un intérieur éblouissant devenu, après la fin de la dictature, un musée national. Dans cet univers somptueux, 2000 tableaux et des collections dédiées aux arts décoratifs en font un lieu fascinant. Verrerie, argenterie, horloges et céramiques se découvrent à travers des milliers d'objets rares et précieux, la visite est incontournable.

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#3 Athénée Roumain (Bucarest) +3 5

Les amoureux de musique classique savourent son acoustique parfaite tandis que les amateurs d'architecture de caractère admirent son style néo-classique aux touches romantiques : l'Athenaeum ou l'Athénée Roumain ne laisse personne indifférent. Auditorium magistral qui a vu le jour en 1889 à Bucarest, il fait partie des plus beaux bâtiments de la capitale. Antre des festivals et des concerts de musique classique, il est également le siège de l'Orchestre philharmonique George Enescu. Avec ses courbes rondes et son dôme baroque richement décoré, il culmine à 41 m de haut et ses 652 sièges sont ceux des moments où l'art devient sublime.

#4 Arcul de Triumf (Bucarest) +3 5

Il est le fier symbole de la Grande Union de 1918 de la Roumanie après la victoire du pays lors de la Première Guerre mondiale. Dans le Secteur 1 de Bucarest, l'Arcul de Triumf trône majestueusement du haut de ses 27 m. Inauguré lors du couronnement de Ferdinand 1er et de la reine Marie en 1922, il s'inscrit dans la tradition des arches où faire défiler les troupes victorieuses. Premier bâtiment du genre en béton armé, sa façade sculptée en marbre et pierres a suivi les bouleversements politiques du pays et l'édifice s'inscrit désormais dans le patrimoine remarquable de la capitale.

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Visiter la Roumanie : Au-delà des légendes, une terre de contrastes envoûtants

Imaginez un pays où les sommets des Carpates murmurent des contes ancestraux, où les citadelles médiévales défient le temps et où la vie rurale bat encore au rythme des saisons. La Roumanie n'est pas qu'une destination, c'est une invitation à l'exploration d'un continent miniature, foisonnant d'histoires et de paysages qui ne demandent qu'à être découverts. Prêt à lever le voile sur cette perle des Balkans ?

Roumanie : est-ce une destination faite pour vous ?

Si vous recherchez l'authenticité et les découvertes loin des sentiers battus, la Roumanie vous tend les bras. C'est le terrain de jeu idéal pour les âmes curieuses qui apprécient les contrastes saisissants : une capitale vibrante et historique face à des villages où le temps semble s'être arrêté, des montagnes majestueuses qui abritent des ours bruns, des plages animées sur la côte de la mer Noire, et des trésors culturels à chaque tournant.

Attendez-vous à un dépaysement total, à une immersion dans une culture riche et à la gentillesse des habitants. Cependant, il faut savoir que les infrastructures ne sont pas toujours au niveau de l'Europe de l'Ouest, surtout en dehors des grandes villes, et la conduite peut être... folklorique. C'est un pays qui se mérite, mais qui vous le rend au centuple avec des expériences mémorables.

Sur les traces de Dracula et au-delà : la Transylvanie, un joyau médiéval

Oubliez les clichés d'emblée. Oui, la Transylvanie est la terre de légendes et de châteaux gothiques, mais c'est surtout une région d'une beauté époustouflante et d'une richesse historique incomparable. Vous y découvrirez des cités fortifiées saxonnes qui semblent figées dans le temps. Sighisoara, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, vous charmera avec ses maisons colorées et sa tour de l'Horloge, et c'est là que serait né Vlad Tepes, alias Dracula. Flânez dans ses ruelles pavées, imprégnez-vous de son atmosphère unique.

Brasov et les Carpates

Poursuivez votre route vers Brasov, l'une des plus jolies cités de Transylvanie, nichée au cœur de la vallée de Prahova. Montez au belvédère de la Timpa pour embrasser du regard son église noire imposante et son lacis de ruelles médiévales. Ne manquez pas non plus le château de Bran, souvent associé au célèbre vampire. Il est vrai que son architecture imposante et son emplacement dramatique en font un lieu incontournable. À proximité, le magnifique château de Peles à Sinaia, ancienne résidence d'été royale, est un chef-d'œuvre architectural d'une élégance rare, une vraie immersion dans l'âge d'or roumain.

Le conseil d'ami : Pour une expérience plus authentique que Bran, moins "commerciale", visitez le château de Corvin. Moins connu, il est tout aussi impressionnant et offre une plongée plus profonde dans l'histoire médiévale sans la foule.

Bucarest, entre faste et renouveau

La capitale roumaine, Bucarest, est une ville aux multiples facettes, un mélange surprenant d'architecture grandiose, de vestiges communistes et d'une effervescence moderne. L'imposant Palatul Parlamentului (Palais du Parlement), deuxième plus grand bâtiment administratif au monde, est une expérience en soi. Réservez votre visite guidée à l'avance pour en comprendre l'histoire et la démesure.

Le centre historique, quant à lui, regorge de rues pavées, de terrasses animées et de bâtiments historiques rénovés. Le Muzeul de Istorie (musée d'histoire), aménagé dans l'ancien palais néoclassique des Postes, offre un panorama complet du pays. Pour une immersion dans la culture rurale, le Muzeul Taranului Roman (musée du paysan roumain) ou le Muzeul Satului "Dimitrie Gusti" (musée du village) sont des escales passionnantes, présentant l'architecture traditionnelle et l'artisanat local.

Le conseil d'ami : Pour une pause verdoyante, échappez-vous dans le romantique parc Cismigiu. Louez une barque sur le lac pour un moment de quiétude au cœur de l'agitation urbaine, une vraie bouffée d'air frais.

Terres de traditions et sanctuaires naturels : Maramures et Bucovine

Au nord du pays, la Roumanie dévoile son âme profonde dans les régions du Maramures et de la Bucovine. Ici, la vie s'écoule au rythme des traditions ancestrales, avec des paysages bucoliques où charrettes tirées par des chevaux et maisons en bois sculpté composent un tableau intemporel. Le Maramures est célèbre pour ses églises en bois, classées à l'Unesco, telles que celles de Budesti, de la vallée de Cosau ou de l'Iza. C'est un lieu où l'on découvre une authenticité touchante et une joie de vivre contagieuse.

La Bucovine, surnommée "le pays des hêtres", est quant à elle le berceau de monastères orthodoxes magnifiquement peints, de véritables trésors artistiques. Des monastères comme Voronet (avec son célèbre bleu), Moldovita et Sucevita vous laisseront sans voix par la richesse de leurs fresques extérieures, qui racontent des histoires bibliques avec une vivacité étonnante. Moldovita est aussi un haut lieu de l'art des œufs peints, un artisanat local fascinant.

Le conseil d'ami : Dans le Maramures, ne manquez pas le "Cimetière joyeux" de Sapanta, où les tombes sont ornées de stèles colorées et de poèmes humoristiques racontant la vie du défunt. Une approche unique de la mort qui vous surprendra.

Aventures en plein air : les Carpates et leurs secrets

Les Carpates roumaines sont un paradis pour les amateurs de nature et de randonnée. Le parc national d'Apuseni, au nord-ouest, offre des massifs montagneux verdoyants, des vallées encaissées et des hameaux isolés où le pastoralisme et les traditions sont toujours vivants. C'est ici que l'on peut rencontrer la riche faune locale, y compris des ours bruns. La région est aussi un haut lieu de la spéléologie avec ses paysages karstiques uniques, notamment dans le "pays des Moti" (Tara Motilor).

Non loin de là, Salina Turda est une ancienne mine de sel reconvertie en un centre thermal et parc d'attractions souterrain absolument spectaculaire. À 120 mètres sous terre, vous découvrirez un décor digne de Jules Verne avec un lac souterrain, un terrain de mini-golf et même une grande roue, le tout dans une atmosphère unique et bienfaisante.

La Roumanie dans l'assiette : une cuisine généreuse et savoureuse

La cuisine roumaine est un reflet de son histoire et de sa position géographique, un mélange d'influences balkaniques, turques, hongroises et autrichiennes. Attendez-vous à des plats généreux, réconfortants et parfumés. Les soupes, ou "ciorbe", sont un incontournable : la ciorba de burtă (soupe de tripes) est très appréciée, mais il existe aussi des versions plus légères aux légumes ou au poulet. Les sarmale, des feuilles de chou farcies à la viande et au riz, sont un classique servi avec de la mămăligă (polenta). Goûtez aussi aux mici (prononcez "mitchi"), des petites saucisses grillées à base de viande hachée, souvent accompagnées de moutarde et de pain.

Les desserts ne sont pas en reste, avec des pâtisseries sucrées comme les papanasi, des beignets au fromage frais avec de la confiture et de la crème aigre. N'oubliez pas de déguster les vins roumains, notamment ceux de la région de Dealu Mare, qui gagnent en reconnaissance. Et pour les amateurs de boissons plus fortes, la tuica, une eau-de-vie de prune, est la boisson nationale.

Quand partir en Roumanie ?

Le printemps (mai-juin) et l'automne (septembre-octobre) sont les saisons idéales pour explorer la Roumanie. Les températures sont douces, les paysages sont magnifiques et les foules moins denses. L'été peut être chaud, surtout à Bucarest et dans les plaines, mais vous trouverez de la fraîcheur dans les montagnes des Carpates ou sur la côte de la mer Noire. L'hiver, quant à lui, est rigoureux, avec de la neige en montagne, ce qui en fait une saison parfaite pour le ski, notamment à la station de Paltinis, la plus haute du pays.

Comment aller en Roumanie ?

La manière la plus simple de rejoindre la Roumanie est l'avion. Plusieurs compagnies aériennes, comme Air France et Tarom, proposent des vols directs entre Paris et Bucarest (aéroport Henri Coandă Otopeni). Des compagnies low-cost comme Blue Air et Wizz Air desservent également Bucarest depuis Paris-Beauvais et d'autres villes européennes, offrant des options économiques.

Comment se déplacer en Roumanie

Pour explorer la richesse et la diversité de la Roumanie, la location d'une voiture est fortement recommandée. Un permis de conduire français suffit. Les routes principales sont généralement en bon état, mais la prudence est de mise, surtout la nuit, en raison de comportements de conduite parfois imprévisibles et de la présence de charrettes. Prévoyez une bonne carte routière en complément de votre GPS, car la couverture ou la précision peuvent parfois faire défaut en campagne.

Le réseau ferré existe mais est souvent lent et peut ne pas desservir toutes les régions reculées, tandis que les bus sont une option pour les trajets inter-villes, bien que moins flexibles qu'une voiture privée. Dans les grandes villes comme Bucarest, les taxis et les applications de VTC sont facilement disponibles.

Le conseil d'ami : Si vous prévoyez de conduire dans des zones rurales, soyez attentif aux animaux errants et aux charrettes sur la route, surtout à la tombée de la nuit. Conduire de jour est souvent plus agréable et plus sûr pour profiter des paysages.

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