Où dormir à Bogota : les 5 quartiers à connaître en 2026
À Bogota, on choisit son quartier par un numéro de calle. La ville est posée à 2 640 mètres sur un plateau des Andes, et ses rues se comptent : les calles montent du sud au nord, et plus le numéro est haut, plus le quartier est calme, cher et loin du centre historique. La Candelaria tient sous la Calle 20, le Centro Internacional entre la 26 et la 36, Chapinero de la 45 à la 100, Usaquén à partir de la 110. Une seule avenue les enfile toutes, la Carrera Séptima, et le dimanche matin elle appartient aux vélos.
Les dortoirs se louent 12 à 18 €* le lit, un trois étoiles bien tenu demande 30 à 70 €*, et les grands hôtels de Chapinero, d'Usaquén ou du Salitre vont de 90 à 300 €*. Quinze adresses vérifiées une par une, et les trois membres qui ont noté la ville, qui parlent du trafic, de l'altitude et de l'air plus que des musées : ils sont cités tous les trois, parce qu'ils décident de l'adresse mieux qu'un monument.
Une journée suffit pour s'imprégner de ses marchés typiques, du charmant centre historique, de la rumba locale, voire aussi pour se lasser de ses embouteillages continus, son altitude et/ou ses pics de pollution.
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La Candelaria Centre historique, sous la Calle 20 : plaza de Bolívar, musée de l'Or, musée Botero, Chorro de Quevedo, Monserrate
pour les musées à pied, les façades peintes et le funiculaire de Monserrate
La Candelaria est la ville de 1538, en pente contre la montagne : des rues pavées, des maisons basses aux murs ocre et bleu, des balcons de bois, et un musée tous les cent mètres. La plaza de Bolívar en est le socle, avec la cathédrale, le Capitole et le palais présidentiel ; deux rues plus haut, le musée Botero, gratuit, et la Casa de Moneda ; sur la Carrera Séptima, le musée de l'Or et ses salles sombres où les pièces précolombiennes flottent dans la lumière. Au nord, la placette du Chorro de Quevedo, ses conteurs et ses bars à chicha ; au-dessus, le funiculaire de Monserrate grimpe à 3 150 mètres. Le revers : le quartier se vide à la nuit et les rues en pente deviennent sombres ; on rentre en taxi d'application après vingt-deux heures, et un avis de membre rappelle ce que l'air du centre coûte.
Y a trop de voitures, à part quelques rues, les ballades sont pas agréables. Et la pollution! Au deuxième jour, je saignais du nez!
Où dormir dans ce quartier
Hotel De La Opera Luxe
Calle 10, collé au théâtre Colón et face au palais de San Carlos : deux maisons coloniales réunies, une piscine couverte, un spa, deux restaurants, et des balcons sur les toits de la Candelaria. Huit cents avis, 8,4.
Masaya Collection Camelia Milieu de gamme
Carrera 2, à cinq minutes de la bibliothèque Luis Ángel Arango : un quatre étoiles dans une maison ancienne, un petit-déjeuner que les avis citent d'abord, et 9,3 sur près de cinq cents avis, au prix d'un grand hôtel ailleurs.
The Cranky Croc Hostel Petit budget
Calle 12D, à trois cents mètres du Chorro de Quevedo : jardin, terrasse, restaurant avec options véganes, dortoirs et chambres familiales, et 9,2 sur plus de six cents avis, la meilleure note des auberges du centre.
Les plus
- La plaza de Bolívar, le musée Botero et le musée de l'Or à pied
- Le funiculaire de Monserrate à quinze minutes de marche
Les moins
- Les rues se vident et s'assombrissent après vingt-deux heures
- Le trafic et l'air de la Séptima aux heures de pointe
Centro Internacional et La Macarena Calles 26 à 36 : musée national, Torre Colpatria, plaza de toros, parc de l'Indépendance, La Macarena
pour le musée national, les tours des années 1970 et les restaurants de La Macarena
Entre la Calle 26 et le parc national, la ville a construit sa modernité : la Torre Colpatria, cinquante étages de 1979, la plaza de toros de brique rouge, l'hôtel Tequendama de 1953, et le musée national, installé dans l'ancien pénitencier en croix de 1874. Le musée d'Art moderne et le planétarium ferment le parc de l'Indépendance. Derrière, contre la montagne, La Macarena : des rues en escalier, des maisons de brique, et la plus forte densité de petits restaurants de la ville, du bistrot au comptoir à arepas. Le TransMilenio s'arrête à Museo Nacional, sur la Séptima. Le revers : la Calle 26 est une autoroute urbaine, et le quartier est un lieu de passage, pas de soirée.
Où dormir dans ce quartier
GHL Hotel Tequendama Bogotá Luxe
Carrera 10 et Calle 26 : le grand hôtel historique de la ville, ouvert en 1953, rénové sans effacer ses salons, un buffet du matin que six mille avis citent, et des tarifs de trois étoiles pour un cinq étoiles d'un autre temps. 8,8.
Casa Macarena Milieu de gamme
À côté du musée national : huit appartements, chacun dessiné d'après un architecte, de Le Corbusier à Rogelio Salmona, avec cuisine et cheminée. Une cinquantaine d'avis seulement, 8,9.
ibis Bogota Museo Petit budget
À cinquante mètres du musée national : des chambres de chaîne sans surprise, un parking gratuit, et plus de cinq mille avis qui donnent 9,1 à l'emplacement. Le petit-déjeuner est en supplément.
Les plus
- Le musée national et le musée d'Art moderne à pied, la Candelaria à vingt minutes
- Les restaurants de La Macarena, le TransMilenio sur la Séptima
Les moins
- La Calle 26 et ses huit voies à traverser
- Un quartier de bureaux, calme le soir et vide le dimanche
Chapinero, Zona G, Zona T et Parque 93 Calles 45 à 100 : Zona G, Zona T, parque de la 93, El Chicó, Calle 72
pour dîner, sortir et dormir dans le Bogota qui travaille
Chapinero est long comme cinquante calles, et chaque dizaine a son usage : autour de la Calle 70, la Zona G, deux rues de restaurants dans des maisons de brique ; autour de la 82, la Zona T, ses bars et ses terrasses en forme de T ; à la 93, le parque de la 93, un carré de pelouse cerné de cafés, et derrière lui El Chicó, ses villas et son petit musée colonial. Entre deux, des tours de bureaux, des centres commerciaux et les hôtels de chaîne. On y marche le soir, on y court le dimanche sur la Séptima fermée. Le revers : aucun monument, et un taxi pour rejoindre la Candelaria, quarante minutes aux heures de pointe. Un avis de membre résume l'affaire.
On peut facilement y faire la fête tous les soirs de semaine si on veut. Le bémol, c'est les déplacements.
Où dormir dans ce quartier
Four Seasons Hotel Casa Medina Bogota Luxe
Sur la Séptima à la hauteur de la Zona G : une maison de 1946 aux plafonds à poutres et aux cheminées de pierre, classée monument, un restaurant sous verrière et un spa. Cent quarante avis, 9.
The Click Clack Hotel Bogotá Milieu de gamme
Carrera 11, à deux minutes du parque de la 93 : un hôtel de design avec bar sur le toit et un petit-déjeuner que treize cents avis citent, 9,6 à l'emplacement. Les chambres les moins chères sont petites.
Vecinos by La Palmera Petit budget
Près de l'église de la Porciúncula, Calle 72 : une auberge réservée aux adultes, jardin, cuisine partagée, lits à rideau et prise, petit-déjeuner à composer soi-même. Plus de quatre cents avis, 8,4.
Les plus
- Les restaurants de la Zona G et les bars de la Zona T à pied
- Les rues les plus sûres de la ville pour rentrer à pied le soir
Les moins
- Rien à visiter : on y dort pour sortir et pour travailler
- Quarante minutes de taxi jusqu'à la Candelaria aux heures de pointe
Usaquén et le nord À partir de la Calle 110 : place d'Usaquén, marché aux puces du dimanche, Hacienda Santa Bárbara, Unicentro
pour le village colonial dans la ville, le marché du dimanche et les familles
Usaquén était un village avant d'être un quartier, et il en a gardé la place : une église blanche de 1665, des maisons basses, des restaurants dans les patios et, le dimanche, le marché aux puces qui déborde sur toutes les rues autour. À côté, l'Hacienda Santa Bárbara, une ferme coloniale devenue centre commercial, et Unicentro, le plus ancien de la ville. C'est le nord des familles bogotanaises, avec des trottoirs larges, des parcs et des hôtels de chaîne récents. Le revers : une heure de route jusqu'à la Candelaria, et une vie de soirée qui s'arrête avec le dîner.
Où dormir dans ce quartier
Sonesta Hotel Bogotá Luxe
Carrera 15A, face à Unicentro : des chambres aux tons gris et aux lits king, deux restaurants, un spa et un parking gratuit. Quatorze cents avis, 9,3, la meilleure note de ce guide.
Hampton by Hilton Bogota Usaquen Milieu de gamme
Carrera 7 et Calle 118, à cinq minutes de la place : petit-déjeuner chaud compris, parking gratuit, salle de sport, et près de neuf cents avis qui donnent 9,3 à l'emplacement.
Hotel Casona Usaquen Petit budget
Calle 117, à cent mètres de la place : une maison basse avec terrasse et restaurant, des chambres simples à triples, et neuf cents avis qui citent d'abord le quartier, où l'on rentre à pied le soir. 8,6.
Les plus
- La place, ses restaurants et le marché du dimanche à pied
- Les rues les plus calmes du guide, et les hôtels les mieux notés
Les moins
- Une heure de route pour le centre historique
- Rien à voir en semaine hors de la place
Teusaquillo, le Salitre et l'ouest Ouest : Parkway, Université nationale, stade El Campín, Corferias, Salitre Mágico, Maloka, jardin botanique
pour l'aéroport, les salons de Corferias et les enfants
Teusaquillo est le quartier des maisons anglaises des années 1930, briques et jardinets, autour du Parkway, une allée plantée où l'on promène les chiens. À l'ouest commence le Salitre : le parc des expositions de Corferias, le stade El Campín et son dimanche de football, puis le jardin botanique, le parc d'attractions Salitre Mágico et le musée des sciences Maloka. L'aéroport El Dorado est à un quart d'heure par la Calle 26. Les hôtels y sont neufs, de chaîne, et pleins en semaine de congrès. Le revers : rien d'ancien, et une demi-heure de TransMilenio pour atteindre la Candelaria ou Chapinero.
Où dormir dans ce quartier
Grand Hyatt Bogota Luxe
Calle 24A, à deux kilomètres de Corferias : une tour neuve avec jardin, piscine, spa et restaurants, et 9,2 sur huit cents avis, à quinze minutes de l'aéroport.
Hotel Fontana Bogotá - Corferias Milieu de gamme
À neuf minutes à pied de Corferias, dans Teusaquillo : un trois étoiles avec jardin et salle de sport, café et thé à toute heure, et 9,1 sur sept cents avis, le meilleur rapport entre la note et le prix de ce guide.
Bendito Hostels Petit budget
Carrera 16 et Calle 40A, à deux rues du Parkway : dortoirs de quatre à dix lits dans une maison de Teusaquillo, et treize cents avis à 8,9.
Les plus
- L'aéroport à quinze minutes, Corferias à pied
- Le jardin botanique, Maloka et Salitre Mágico pour les enfants
Les moins
- Rien d'ancien à voir, le centre à une demi-heure de TransMilenio
- Les hôtels se remplissent et renchérissent pendant les salons
Nos conseils pour bien réserver
- L'altitude d'abord : Bogota est à 2 640 mètres, et l'avion y dépose d'un coup. Le premier jour, on marche lentement, on boit de l'eau, on dîne léger, et on garde Monserrate, à 3 150 mètres, pour le deuxième ou le troisième. Un hôtel en terrain plat, à Chapinero ou à Usaquén, épargne les pentes de la Candelaria au souffle court des premières heures.
- Le dimanche, la Séptima est aux vélos : De sept heures à quatorze heures, la Ciclovía ferme plus de cent kilomètres de rues aux voitures, la Carrera Séptima en tête, de la Candelaria à Usaquén. C'est le seul moment où la ville se traverse d'un quartier à l'autre sans un embouteillage : louer un vélo près de l'hôtel et remonter les calles est la meilleure visite de Bogota, et elle est gratuite.
- TransMilenio, taxi d'application, jamais la voiture hélée : Le TransMilenio, des bus en site propre, dessert la Séptima, la Calle 26 et l'Avenida Caracas : rapide, bondé, à éviter avec des bagages. Le reste se fait en taxi d'application, jamais en taxi hélé dans la rue la nuit. Comptez quarante minutes entre la Candelaria et le parque de la 93 aux heures de pointe, le double un vendredi de pluie.
- Une veste toute l'année : Il n'y a pas de saisons, il y a des heures : huit degrés à l'aube, vingt à midi, une averse en fin d'après-midi presque chaque jour d'avril à mai et d'octobre à novembre. Les hôtels n'ont ni climatisation ni, souvent, chauffage : une chambre au sud, ensoleillée, vaut mieux qu'une chambre au nord, et une couverture de plus se demande à la réception.
- Les rues au sud de la Calle 6 et le quartier de Santa Fe, à l'ouest de la Candelaria, où les hôtels bon marché voisinent avec les rues qu'on ne traverse pas la nuit.
- Un hôtel de Fontibón ou de la zone franche, près de l'aéroport, pour autre chose qu'un vol à l'aube : des zones d'entrepôts, loin de tout.
- Une chambre sur la Calle 26 ou l'Avenida Caracas côté rue : le TransMilenio passe toutes les minutes de cinq heures à minuit.
Questions fréquentes : où dormir à Bogota
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Où dormir pas cher à Bogota ?
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