Où dormir à Medellin : les 4 quartiers à connaître en 2026
À Medellin, le quartier se choisit entre la pente et le plat. La ville occupe le fond d'une vallée étroite, à mille cinq cents mètres, et elle est montée sur ses deux versants en escaliers de briques rouges, reliés au centre par le métro aérien et les télécabines. El Poblado grimpe le versant est : les tours, les restaurants de Provenza, les bars du Parque Lleras, les vues sur toute la vallée, les taxis pour descendre et les prix les plus hauts de Colombie. Laureles est le quartier plat, tracé en cercles dans les années cinquante, celui où l'on marche et où l'on pédale, avec ses terrasses de café et la rue 70. Le centre est le fond de la vallée, le plus vivant et le plus rude, avec les Botero de la place, les églises et le bruit. Envigado et Sabaneta, au sud, sont les villages avalés par la ville, où les Paisas vont le dimanche. Un membre résume ce qu'on en retient : des habitants entrepreneurs et chaleureux, et un printemps qui dure toute l'année.
Dans les auberges d'El Poblado ou de Laureles, le lit en dortoir ne coûte guère plus de 9 à 14 €* ; une chambre privée d'auberge, un hôtel économique du centre ou une maison d'hôtes de Sabaneta, 35 €* jusqu'à 55 €* ; un hôtel de Laureles ou d'Envigado, un quatre étoiles d'El Poblado avec piscine, à partir de 65 €* et jusqu'à 110 €* ; et le seul palier de luxe de la ville, les tours d'El Poblado, de 150 €*, les suites avec vue grimpant à 260 €*. Douze adresses au total, sur quatre quartiers, et le luxe n'habite que le premier : la ville a déménagé ses palaces sur la pente.
Ses habitants sont connus pour être d'excellents entrepreneurs et surtout de superbes personnes au grand coeur.
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- 1El Poblado, Provenza, Manila et Ciudad del Río : la pente, les vues et les terrasses
- 2Laureles, Estadio, La 70 et Belén : le quartier plat où l'on marche
- 3Le centre, La Candelaria et le nord universitaire : les Botero, les églises et le bruit
- 4Envigado et Sabaneta : les villages du sud avalés par la ville
El Poblado, Provenza, Manila et Ciudad del Río : la pente, les vues et les terrasses Le Parque Lleras et Provenza, Manila et Astorga, le Parque del Poblado, l'avenue El Poblado et les centres commerciaux Oviedo, Santa Fe et El Tesoro, l'université EAFIT, le musée El Castillo, Ciudad del Río et le musée d'art moderne
pour une première visite, les restaurants et les bars, les hôtels à piscine, les vues sur la vallée
El Poblado est le quartier que les visiteurs choisissent sans le savoir : les tours de verre et de brique montent le versant est de la vallée, entre les arbres, et chaque étage gagne un morceau de vue. En bas, autour de la station de métro, le Parque del Poblado, la place du village d'origine, et l'avenue où s'alignent les grands hôtels. En montant, Provenza, les rues en pente plantées de terrasses, de cafés de torréfacteurs et de restaurants dans des maisons, les mieux notés du pays ; le Parque Lleras, où la ville sort depuis vingt ans, pleine de bars jusqu'à trois heures du jeudi au samedi ; Manila et Astorga, plus calmes, avec leurs auberges dans des villas. Plus haut encore, El Tesoro, le centre commercial à flanc de montagne d'où la vallée entière se déploie le soir. Vers le fleuve, Ciudad del Río, l'ancienne friche industrielle, avec le musée d'art moderne dans une usine d'acier et le marché couvert où l'on dîne debout. On y dort pour tout avoir à pied en haut de la pente, pour les hôtels à piscine, pour les restaurants et pour la vue. Le revers : les prix les plus élevés de Colombie, les rabatteurs du Parque Lleras le soir, et vingt minutes de montée depuis le métro.
Où dormir dans ce quartier
The Click Clack Hotel Medellín Luxe
À Provenza, en haut de la pente : un hôtel de design aux chambres notées 9,4 pour le confort, une piscine sur le toit face à la vallée, un bar où le quartier monte le soir, et un 9,0 sur mille deux cent soixante-dix avis, 9,7 pour l'emplacement. Le mieux noté du quartier, au prix d'un cinq étoiles.
Hotel San Fernando Plaza Milieu de gamme
Sur l'avenue El Poblado, en bas du quartier : une tour d'affaires aux chambres notées 9,3 pour le confort et la propreté, un petit-déjeuner que les avis citent en premier, un personnel noté 9,3, et un 8,9 sur quatre mille six cents avis, l'hôtel le plus réservé de la ville. Le prix d'un quatre étoiles, à dix minutes du métro et quinze de montée pour Provenza.
Masaya Medellín Petit budget
Rue 8, à cinq minutes du Parque Lleras : une auberge dans une maison à patios, des dortoirs et des chambres privées, un toit où l'on boit face à la pente, des cours de salsa, et un 9,0 sur trois mille deux cents avis, 9,6 pour l'emplacement. Le lit le mieux noté du quartier, et la chambre privée au prix d'un hôtel économique.
Les plus
- Les restaurants de Provenza, les bars du Parque Lleras, les cafés de torréfacteurs
- Les hôtels à piscine, les vues sur la vallée, Ciudad del Río et son musée
Les moins
- Les prix les plus élevés de Colombie, les rabatteurs du Parque Lleras le soir
- Vingt minutes de montée depuis le métro, un taxi pour tout le reste
Laureles, Estadio, La 70 et Belén : le quartier plat où l'on marche Laureles et ses rues en cercles, le premier et le second parc, l'avenue Nutibara, la rue 70 et ses bars, le stade Atanasio Girardot et l'unité sportive, l'université pontificale bolivarienne, Belén, le Cerro Nutibara et le Pueblito Paisa, le parc Juan Pablo II, le zoo, le Cerro El Volador
pour marcher et pédaler, les cafés en terrasse, les séjours longs, les matchs, les familles
Laureles est le seul quartier plat de Medellin, et c'est tout son charme : un urbaniste l'a tracé dans les années cinquante en rues courbes et en cercles concentriques autour de deux parcs, sous des lauriers qui font de l'ombre, et il est devenu le quartier où l'on vit à pied, à vélo et en terrasse. Le matin, les cafés autour du second parc servent le petit-déjeuner paisa ; le soir, la rue 70, à la lisière d'Estadio, aligne ses bars de salsa et de musique guasca, où les Paisas sortent, pas les visiteurs. Autour, le stade Atanasio Girardot et ses piscines, où les deux clubs de la ville jouent en alternance et où le quartier entier porte le maillot les soirs de match, l'université bolivarienne et ses étudiants. Au sud, Belén, plus populaire, et le Cerro Nutibara, la colline au milieu de la vallée, avec son village paisa reconstitué, le Pueblito Paisa, d'où l'on voit la ville entière ; le parc Juan Pablo II et le zoo pour les enfants. Au nord, le Cerro El Volador, l'autre colline, et ses sentiers. On y dort pour marcher, pour les cafés, pour les séjours de plusieurs semaines, pour les matchs. Le revers : pas d'hôtel de luxe, et un quartier qui se vide le dimanche soir.
Un climat printanier facilite aussi son bon vivre annuel.
Où dormir dans ce quartier
Hotel Casa Laureles Milieu de gamme
Entre les deux parcs de Laureles : une maison devenue hôtel, des chambres notées 9,2 pour le confort et la propreté, un jardin, un personnel noté 9,4, et un 8,9 sur huit cent quatre-vingt-dix avis, 9,1 pour le rapport qualité-prix. Le mieux noté du quartier, au prix d'un trois étoiles.
Hotel Boutique Laureles Medellín Milieu de gamme
Près de l'avenue Nutibara : un petit hôtel de quartier aux chambres notées 9,1, une terrasse, un personnel noté 9,2, et un 8,8 sur quatre cent vingt avis, 9,4 pour l'emplacement. Les cafés du parc à trois minutes, le stade à dix.
Laureles Garden Hostel Petit budget
Rue 43, à huit minutes du parc : une auberge de quartier avec jardin, des dortoirs et des chambres avec salle de bains, une cuisine, des vélos, des hôtes que les avis nomment, et un 9,3 sur cent quarante avis, 9,8 pour l'emplacement. Peu d'avis, tous dans le même sens : l'auberge la mieux notée du guide.
Les plus
- Le seul quartier plat : on marche, on pédale, on vit en terrasse
- Les cafés du second parc, la rue 70, le stade, le Pueblito Paisa
Les moins
- Pas d'hôtel de luxe
- Un quartier qui se vide le dimanche soir
Le centre, La Candelaria et le nord universitaire : les Botero, les églises et le bruit La place Botero et le musée d'Antioquia, le palais de la Culture, Junín et le parc Bolívar, la cathédrale, le parc Berrío et la Candelaria, San Antonio, Pies Descalzos, Plaza Mayor et la place des Lumières, la tour Coltejer, La Macarena ; au nord, Prado, le jardin botanique, Explora, le planétarium, l'université d'Antioquia, Moravia, et le téléphérique du parc Arví
pour la ville réelle, les musées et les places, les prix les plus bas, et des nuits à passer derrière une porte fermée
Le centre est le fond de la vallée, et c'est là que Medellin se montre sans maquillage : la place Botero et ses vingt-trois bronzes dodus offerts par le sculpteur, sous le palais de la Culture à damier noir et blanc, le musée d'Antioquia en face, la rue Junín et ses cafés d'avant-guerre, le parc Bolívar et sa cathédrale de briques, la plus grande du monde dans ce matériau, le parc Berrío et ses vendeurs de mangue sous la station de métro, et le parc San Antonio, où Botero a voulu que l'oiseau éventré par une bombe en 1995 reste à côté du neuf. Vers le fleuve, les bâtiments de la ville nouvelle : la place des Lumières et ses trois cents mâts, la bibliothèque EPM, le parc des Pieds nus et le théâtre Metropolitano. Au nord, par le métro, le jardin botanique et son orchidarium en bois, le parc Explora et son aquarium, le planétarium, l'université d'Antioquia, et, plus loin, la télécabine qui monte de Santo Domingo au parc Arví, la forêt sur la crête. On y dort pour les prix les plus bas de la ville, pour les musées et les places à pied, pour voir la ville telle qu'elle est. Le revers : du bruit, de la pauvreté visible, et des rues qu'on ne parcourt plus après la tombée de la nuit, les avis des hôtels le disent tous.
Où dormir dans ce quartier
61Prado Hotel Milieu de gamme
À Prado, l'ancien quartier des maisons bourgeoises au nord du centre : une maison d'hôtes à terrasse sur le toit, un restaurant, un personnel noté 9,6, et un 8,9 sur sept cent vingt avis, 9,2 pour le rapport qualité-prix. L'emplacement est noté 7,7 : le quartier se traverse en taxi le soir, les avis le disent.
Hotel Nutibara Milieu de gamme
Rue 52, à une rue de la place Botero : le palace de 1945 où la ville recevait ses invités, avec son hall de marbre et son toit, des chambres propres, un personnel noté 8,4, et un 7,7 sur huit cent soixante avis. L'emplacement descend à 7,2 : on y dort pour l'histoire et les Botero à la porte, pas pour le quartier la nuit.
Gran Hotel Petit budget
Rue 54, près du parc Bolívar : un hôtel de 1944 rénové, un personnel noté 9,3 et des chambres notées 8,8 pour la propreté, un 8,1 sur trois cent soixante avis. Le prix d'une chambre économique au cœur du centre, avec la même consigne que ses voisins : on rentre avant la nuit, ou en taxi.
Les plus
- Les Botero, le musée d'Antioquia, la cathédrale, les places, tout à pied
- Les prix les plus bas de la ville, le jardin botanique et Explora à deux stations
Les moins
- Du bruit, de la pauvreté visible, aucun hôtel de luxe
- Des rues qu'on ne parcourt plus après la tombée de la nuit
Envigado et Sabaneta : les villages du sud avalés par la ville Envigado : le parc principal et l'église Santa Gertrudis, la rue de la Buena Mesa, le quartier Jardines ; Sabaneta : le parc et son église, les restaurants de la rue 69 ; les stations de métro Envigado, Ayurá et Sabaneta ; au-delà, Itagüí
pour les familles et les séjours longs, les prix d'une ville de province, le dimanche paisa
Au sud d'El Poblado, le long du métro, Envigado et Sabaneta sont deux communes à part, deux anciens villages que la ville a rejoints sans les absorber tout à fait : chacun garde son parc central, son église blanche, ses cafés sous les arcades où les hommes jouent aux dominos, et ses rues de maisons basses à grilles de fer. À Envigado, la rue de la Buena Mesa aligne les restaurants où les Paisas dînent le samedi, loin des cartes en anglais de Provenza ; à Sabaneta, le parc se remplit le dimanche de familles venues manger une arepa et boire un aguardiente face à l'église, et la rue 69 fait la fête le soir. Les deux sont à quinze minutes du Parque del Poblado en métro, à vingt-cinq du centre, et les hôtels y sont des maisons d'hôtes et des hôtels de quartier à moitié prix. On y dort pour les familles, les séjours de plusieurs semaines, les prix, et pour vivre à l'échelle d'une ville de province. Le revers : rien à visiter sur place, pas d'hôtel de luxe, et le métro qui ferme à vingt-trois heures.
Où dormir dans ce quartier
Arame Hotel Milieu de gamme
À Envigado, près de la station Ayurá : un hôtel de quartier aux chambres notées 9,2 pour le confort et 9,3 pour la propreté, un personnel noté 9,0, et un 8,7 sur sept cent trente avis, 9,2 pour l'emplacement. Le mieux noté du sud, au prix d'un trois étoiles.
Hotel Casa Madero Milieu de gamme
Dans les hauteurs d'Envigado, à sept kilomètres du Parque Lleras : une maison avec jardin, cheminée et parking gratuit, des chambres notées 9,1 pour le confort, et un 8,7 sur deux cent dix avis. Pour les familles en voiture et les séjours au calme : la ville est à vingt minutes de taxi.
Hotel Portón Sabaneta Petit budget
À Sabaneta, à deux rues du parc : un hôtel simple aux chambres notées 8,7 pour la propreté, un personnel noté 9,0, et un 8,3 sur quatre cent quatre-vingts avis, 9,0 pour l'emplacement. Le prix d'une chambre économique, le dimanche paisa à la porte.
Les plus
- Les parcs, les églises et les cafés des deux villages, la rue de la Buena Mesa
- Des maisons d'hôtes à moitié prix, le métro à quinze minutes d'El Poblado
Les moins
- Rien à visiter sur place, pas d'hôtel de luxe
- Le métro ferme à vingt-trois heures, ensuite c'est le taxi
Nos conseils pour bien réserver
- Le métro, les télécabines et la Comuna 13 : la ville se visite d'en haut : Le métro est la fierté de la ville : une ligne le long du fleuve, une autre vers l'ouest, propres, ponctuelles, fermées vers vingt-trois heures, et des stations qu'on n'a jamais vu taguées. Les télécabines en partent : celle de Santo Domingo, au-dessus des toits de briques, puis celle du parc Arví, quinze minutes au-dessus de la forêt, pour une journée de sentiers et de marché à mille kilomètres de la ville ; celle de San Javier vers la Comuna 13, le quartier des escaliers mécaniques et des fresques, qui se visite avec un guide du quartier, de jour. Un billet vaut le même prix pour toutes les lignes, télécabines comprises, sauf celle d'Arví. Les taxis sont jaunes, au compteur, et les voitures d'application partent de partout, pour 3 à 5 €* entre El Poblado et le centre.
- Vingt-deux degrés toute l'année, la pluie en avril et en octobre, les fleurs en août : La ville de l'éternel printemps porte bien son nom : vingt-deux degrés en moyenne tous les mois de l'année, des matins frais et des après-midi chauds, et deux saisons de pluie, d'avril à mai et d'octobre à novembre, où l'averse tombe en fin d'après-midi et vide les terrasses une heure. Les prix montent début août, pour la Feria de las Flores, la semaine où les paysans de Santa Elena descendent avec leurs fleurs sur le dos, en décembre, pour les illuminations le long du fleuve, et à la Semaine sainte. Le reste de l'année, les hôtels sont pleins les week-ends de match et vides le dimanche soir.
- L'aéroport est dans la montagne, à une heure : L'aéroport international José María Córdova est à Rionegro, sur le plateau, à trente-cinq kilomètres et une heure de route par le col des Palmas : le taxi vaut 25 à 35 €*, les voitures d'application un peu moins, et le bus blanc de l'aéroport descend jusqu'au centre et à San Diego, près d'El Poblado, pour 4 à 6 €*, toutes les quinze minutes. L'autre aéroport, Olaya Herrera, est en ville, entre Laureles et El Poblado, pour les vols intérieurs à hélice. Pour Guatapé et sa pierre, les bus partent du terminal nord, deux heures.
- "No dar papaya" : la règle de la ville : Les Paisas la répètent : ne pas donner l'occasion. Le téléphone reste dans la poche dans la rue, le centre se quitte avant la nuit, le Parque Lleras le soir se traverse en refusant ce qu'on y propose, et les avis des hôtels d'El Poblado, comme les consulats, parlent depuis deux ans des rendez-vous pris sur des applications qui finissent par un verre drogué et une chambre vidée : on ne fait pas monter un inconnu. Hors de cela, la ville est bien plus sûre que sa réputation, et les Paisas sont les premiers à vous raccompagner.
- Un hôtel du centre réservé pour le prix sans lire ce que disent ses avis sur la nuit : le quartier des Botero se vide et change de visage après dix-neuf heures, et les trois adresses de ce guide le disent elles-mêmes.
- Un hôtel sur le Parque Lleras même, pour qui veut dormir : les bars jouent jusqu'à trois heures du jeudi au samedi, et les avis des hôtels de la place parlent tous du bruit. Provenza ou Manila, à trois rues, suffisent.
- Les hôtels de la route de l'aéroport, à Rionegro et à Llanogrande, pour visiter la ville : ils sont faits pour les mariages et les week-ends des Paisas, à une heure de tout, et le col se bouche le vendredi soir.
Questions fréquentes : où dormir à Medellin
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