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Où dormir en Polynésie française

Le territoire s'étale sur une surface comparable à l'Europe, et l'on n'y circule qu'en avion. Ce n'est donc pas le prix d'une chambre qui décide d'un séjour polynésien, c'est le nombre d'îles : chacune ajoute un vol intérieur, et souvent une nuit d'hôtel en pure perte.

Quatre bases ci-dessous, de l'île d'arrivée aux atolls de plongée. Une pension familiale demande 110 à 220 EUR, un resort de lagon 350 à 900 EUR. Deux îles suffisent à un premier voyage, trois seulement si vous restez plus de deux semaines.

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Une île volcanique entourée d'un océan aux eaux chaudes et turquoises, d'un magnifique lagon et d'une multitude de petits îlots pleins de charme.

Combien de nuits par zone ?

Chaque île ajoutée coûte un vol intérieur et une demi-journée d'aéroport. Voici les partages qui tiennent, en gardant Tahiti pour les jours d'avion.

  • Dix jours : 1 nuit à Tahiti, 4 à Moorea, 3 à Bora Bora, 1 au retour. Un seul vol intérieur, puisque Moorea se rejoint en ferry : c'est le meilleur rapport entre ce qu'on voit et ce qu'on paie.
  • Deux semaines : Le même socle, plus 3 nuits aux Tuamotu pour la plongée. Au-delà de trois îles, le voyage se passe surtout dans les salles d'embarquement.
  • Une semaine : Tahiti et Moorea seulement, sans un seul vol intérieur. Renoncer à Bora Bora sur ce format économise deux jours et le poste le plus lourd du budget.
  • Voyage de noces : 3 nuits à Moorea puis 4 à Bora Bora, dans cet ordre. Commencer par la moins chère et finir par le lagon rend la montée en gamme plus nette que l'inverse.

En un coup d'œil : nos recommandations par profil

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La carte des zones en Polynésie française

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Tahiti, autour de Papeete Îles du Vent

pour la première et la dernière nuit

Tous les vols atterrissent ici, et tous les vols intérieurs en repartent : une nuit d'arrivée et une nuit de retour y sont difficilement évitables. Birdy en donne l'usage exact, « beaucoup de commodités, de commerces, de liaisons en bateau ou avion pour visiter l'archipel », avant d'inviter « clairement à explorer le reste du territoire ». L'île a pourtant de quoi remplir une journée, entre le marché de Papeete, les jardins d'eau de Vaipahi et les plages de sable noir de la côte nord, qui surprennent quand on attend du blanc.

Papeete est une ville où l'on trouve beaucoup de commodités, de commerces, de liaisons en bateau ou avion pour visiter l'archipel de Polynésie. Pratique, mais je vous invite clairement à explorer le reste du territoire.

Les villes de cette zone

Où dormir dans cette zone

Hotel Reva TAHITI Petit budget

Adresse simple de Papeete, près des jardins de Paofai et du front de mer. Exactement ce qu'il faut pour une nuit calée entre deux vols, sans payer un lagon qu'on ne verra pas.

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Les plus

  • Le seul aéroport international, et le départ de tous les vols intérieurs
  • Des commerces, des pharmacies et des banques, rares ailleurs
  • Les tarifs les plus bas du territoire, de loin

Les moins

  • Une ville portuaire animée, sans le lagon qu'on vient chercher
  • Des plages de sable noir sur la côte nord, à contre-emploi des cartes postales
2

Moorea Îles du Vent

pour le lagon sans le billet d'avion

Trente minutes de ferry depuis Papeete, sans vol ni transfert : c'est la seule île du territoire qu'on atteint pour le prix d'une traversée. Le lagon y est du même bleu qu'ailleurs, les montagnes plus spectaculaires qu'à Bora Bora, et les pensions familiales encore nombreuses. La plage de Tiahura, au nord-ouest, concentre l'hébergement. C'est la réponse évidente à un premier voyage court, ou à un budget qui ne permet pas deux vols intérieurs.

Les villes de cette zone

Où dormir dans cette zone

Niu Beach Hôtel Moorea Milieu de gamme

Petite adresse à douze minutes à pied de Tiahura, tenue simplement. Le rapport qualité-prix que l'on cherche quand le budget part déjà dans les vols.

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Moorea Island Beach Hotel Milieu de gamme

Plage privée, vélos et jardin, à sept minutes de Tiahura. Pratique en famille, et assez proche du débarcadère pour arriver sans louer de voiture.

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Les plus

  • Accessible en ferry : aucune correspondance aérienne à payer
  • Des reliefs et des baies que les îles coralliennes n'ont pas
  • Encore des pensions de famille, presque disparues à Bora Bora

Les moins

  • Un lagon moins large que celui des Îles Sous-le-Vent
  • Peu de transports sur place : la voiture ou le scooter s'imposent
3

Bora Bora et les Îles Sous-le-Vent Îles Sous-le-Vent

pour le lagon de carte postale, au prix fort

Le lagon le plus célèbre du Pacifique, dominé par le mont Otemanu que Birdy juge « tout à fait accessible pour les randonneurs occasionnels », avec « une vue splendide et panoramique ». Jean Luc y ajoute ce qu'on oublie de mentionner, « une vraie culture locale à découvrir, des habitants avec leurs traditions ». La réserve est réelle et vient de nos membres : sur la plage de Matira, jedi2 regrette les transats et les bungalows, Galactic la présence humaine « encore très visible ». C'est superbe, ce n'est pas sauvage, et nulle part ailleurs on ne paie autant.

Dans une région où les hôtels de luxe ont tendance à s'approprier leur portion de littoral, je m'attendais à trouvais une plage sauvage. Certes, elles est belle, mais la présence de l'homme est encore très visible, avec des bars / restaurants.

Les villes de cette zone

Que voir et faire dans cette zone

Plage Matira

Plage Matira

+10 recos
Mont Otemanu

Mont Otemanu

+3 recos

Où dormir dans cette zone

The St. Regis Bora Bora Resort Luxe

Villas sur pilotis, quatre restaurants et un spa sur un motu privé. L'adresse de référence du lagon, avec le tarif qui va avec.

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Westin Bora Bora Resort & Spa Luxe

Le plus récent des grands resorts, au pied du mont Otemanu. Utile à qui veut la vue sur le sommet plutôt que sur le large.

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Le Bora Bora by Pearl Resorts Luxe

Bungalows sur un motu, face à l'Otemanu, à taille plus humaine que ses voisins. Le compromis quand on veut le lagon sans la démesure.

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Les plus

  • Le lagon et le mont Otemanu, qui justifient à eux seuls le détour
  • Une randonnée au sommet accessible sans être alpiniste
  • Des jardins de corail à quelques minutes de bateau

Les moins

  • Les tarifs les plus élevés du Pacifique sud, sans équivalent ailleurs
  • Un littoral largement occupé par les resorts, ce que nos membres regrettent
4

Les Tuamotu, Fakarava et Rangiroa Atolls

pour la plongée, et rien d'autre

Des anneaux de corail à fleur d'eau, sans relief ni ville, où l'on vient pour ce qui se passe sous la surface : les passes de Fakarava et de Rangiroa comptent parmi les plus réputées de la planète, avec leurs murs de requins gris. L'hébergement se fait en pension de famille, la table est celle de la maison, et les soirées se passent à la belle étoile faute d'alternative. C'est un choix de plongeur assumé, pas une étape de plus dans un circuit.

Les villes de cette zone

Où dormir dans cette zone

Fafapiti Lodge Fakarava Milieu de gamme

Plage privée, jardin et petit-déjeuner servi face au lagon. Le tuba se pratique depuis le bord, ce qui n'est pas courant même ici.

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Pension Tiputa Lodge Rangiroa Milieu de gamme

Pension en bord de plage à Tiputa, à portée de la passe du même nom. La base des plongeurs, simple et bien placée.

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Les plus

  • Des passes classées parmi les meilleurs sites de plongée du monde
  • Des pensions familiales où l'on mange ce que le lagon a donné
  • Une fréquentation sans commune mesure avec Bora Bora

Les moins

  • Rien à faire hors de l'eau, et aucune distraction le soir
  • Un vol intérieur de plus, et des liaisons peu fréquentes

Nos conseils pour bien réserver

  • Le vol intérieur se réserve avant la chambre : Les liaisons entre archipels ne partent pas tous les jours, et le pass multi-îles s'achète à l'avance à un tarif sans rapport avec le billet à l'unité. Caler les nuits sur les jours de vol, et non l'inverse, évite les nuits perdues à Papeete entre deux correspondances. C'est le poste qui fait dérailler un budget polynésien, bien avant le prix des chambres.
  • Moorea remplace un vol par une traversée : Le ferry depuis Papeete met une trentaine de minutes et part plusieurs fois par jour. C'est la seule île du territoire accessible sans avion, donc la seule qu'on peut ajouter à un séjour sans allonger le budget transport. Pour un premier voyage d'une semaine, c'est l'arbitrage le plus rentable.
  • Ce que nos membres disent vraiment de Bora Bora : Le lagon tient ses promesses, la plage de Matira un peu moins. jedi2 regrette que « la présence de tous les transats et de tous les bungalows » banalise le site, et Galactic, venu chercher du sauvage, y trouve « des bars et des restaurants ». Birdy et Jean Luc en gardent pourtant un excellent souvenir, entre la randonnée de l'Otemanu et la culture locale. Y aller en le sachant vaut mieux qu'y aller en l'ignorant.
Où éviter de dormir en Polynésie française (honnêtement)
  • Enchaîner quatre îles en dix jours : chaque saut ajoute un vol, un transfert et souvent une nuit d'attente à Papeete, pour quelques heures de lagon en plus.
  • Réserver plusieurs nuits à Papeete en croyant y trouver le lagon : c'est un port de commerce, et Birdy invite lui-même à en partir.
  • Choisir les Tuamotu sans plonger ni faire de tuba : les atolls n'offrent ni relief, ni village, ni distraction le soir, et le séjour paraît très long.

Questions fréquentes : où dormir en Polynésie française

Sur quelle île dormir en Polynésie française ?
À Moorea pour un premier voyage : le lagon y est complet, les reliefs spectaculaires, et l'île se rejoint en ferry, donc sans vol intérieur. Bora Bora se réserve aux séjours d'au moins dix jours.
Faut-il dormir à Papeete ?
Le temps d'une nuit en arrivant, d'une autre avant de repartir, pas plus. Birdy résume l'usage de la ville : très pratique pour les liaisons, mais il invite à explorer le reste du territoire.
Où dormir pas cher en Polynésie française ?
À Tahiti, entre 90 et 170 EUR la nuit, et dans les pensions de famille de Moorea et des Tuamotu. Un resort de lagon à Bora Bora demande 350 à 900 EUR, hors vol intérieur.
Combien d'îles voir en un seul voyage ?
Deux pour une semaine, trois pour dix jours, quatre seulement au-delà de deux semaines. Chaque île supplémentaire coûte un vol, un transfert et parfois une nuit de correspondance.
Bora Bora vaut-il son prix ?
Le lagon et le mont Otemanu, oui, et nos membres le disent. La plage de Matira, moins : deux d'entre eux la trouvent trop occupée par les transats et les restaurants. Trois nuits suffisent généralement.
À quelle saison partir en Polynésie française ?
De mai à octobre, la saison sèche : mer plate, visibilité maximale dans les passes et chaleur supportable. De décembre à mars, les averses sont fréquentes et les tarifs baissent nettement.

À propos de l'auteur

Bill
Bill
Niv. 7
76 abonnés 1 articles 299 avis
Membre depuis 02/2013

Il fut un temps où je rêvais d'être nomade digitale. C'est à cette période que j'ai imaginé et créé la première version d'Avygeo (un anagramme de voyage), avec l'envie de…

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