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Que faire au Monténégro : Top 4 des incontournables à visiter en 2026

Découvrez les destinations préférées de nos membres au Monténégro, ainsi que des avis, des infos pratiques, des photos de voyageurs...

Les 3 plus belles villes à visiter au Monténégro

Kolasin

#1 Kolasin +4

Porte d’entrée du Parc national de Biogradska Gora, Kolašin regorge d’activités pour les amateurs de sport et de nature. En été, c’est le point de départ idéal pour de nombreuses randonnées. Partez à la découverte des magnifiques montagnes du massif de Bjelasica, et de ses lacs glaciaires, pas moins somptueux ! En hiver, deux stations de ski accueillent les nombreux fans de glisse : Kolasin 1450 et Kolasin 1600.

Un écrin de nature préservé

Le Parc national de Biogradska Gora est une merveille de biodiversité. Il fait partie des sites recensés au répertoire des Réserves de Biosphère de l’Unesco. Son écosystème comporte une des dernières forêts dites “primaires” en Europe : la nature est intacte, préservée depuis toujours de toute trace d’activité humaine. Selon l’Unesco, la réserve comporte 86 essences endémiques d’arbres et arbustes, plus de 700 sortes de champignons, 200 espèces d’oiseaux différentes et environ 38 profils de mammifères. Pour seulement trois euros, faites le tour à pied du somptueux lac de Biograd, à l’entrée du parc, ou bien parcourez ses eaux tranquilles à bord d’un bateau !

En rentrant, n’hésitez pas à arpenter la place principale de la ville, Trg Boraca, bordée de restaurants traditionnels. Spécialité de Kolasin, le Kačamak est une recette adaptée aux sports d’hiver ! Il s’agit d’une pâte épaisse à base de pommes de terre et de farine issue de diverses céréales, à laquelle on ajoute une crème de fromage au goût bien particulier, la kajmak. Aujourd’hui, chacun peut tranquillement faire le tour du jardin botanique Dulovine, qui compte de nombreuses espèces florales et une belle collection de plantes médicinales. Mais l’histoire de Kolasin a longtemps été marquée par les affrontements entre les Turcs musulmans et la communauté chrétienne monténégrine. Le monastère de Moraca, fondé en 1252 par le roi serbe Stefan Nemanjic, en a été témoin.

Une destination à sensations fortes

Le nord du Monténégro est propice à toutes sortes d’aventures ! Si les nombreuses randonnées du coin ne suffisent pas à vous occuper, vous aurez la possibilité de faire des parcours en vélo, ou, plus original, en jeep ou en quad. Renseignez-vous sur place auprès des différentes agences ! Il est possible de faire du rafting ou du canyoning dans la rivière Moraca, qui borde la ville. 

Longer cette rivière est par ailleurs un excellent moyen pour partir à la découverte des gorges de Mrtvica. Autrefois utilisé par l’armée yougoslave, un sentier creusé à même la roche vous permettra de découvrir un canyon long de 8 kilomètres, qui s’enfonce dans la terre jusqu’à une profondeur de 1 100 mètres. Au printemps, la rivière se nourrit de nombreuses cascades et des petites plages se forment sur les abords.

Quand y aller ?

Tout dépend de vos envies ! Le Nord du Monténégro se visite en toute saison, selon qu’on soit plutôt attiré par les sports d’hiver ou par les balades en pleine nature. Du fait de son altitude (900 mètres), Kolasin reste relativement fraîche, même en plein été.

Comment y aller ? 

L’arrivée en avion au Monténégro se fait à l’aéroport de Podgorica, capitale du pays. Depuis Podgorica, vous n’êtes qu’à une heure et demie en voiture de Kolasin via l’autoroute, qui comporte de magnifiques points de vue. La gare de Kolasin fait partie du réseau de chemin de fer qui relie la capitale serbe Belgrade à la ville de Bar, au sud du Monténégro

Kotor

#2 Kotor +2

Emblème de ce petit pays des Balkans qu’est le Monténégro, Kotor et sa baie ont des airs de fjord norvégien. Pourtant, aucun glacier n’a jamais creusé la surface de cette partie de la côte adriatique ! Le fabuleux paysage des bouches de Kotor résulte de l’inondation par la mer d’un profond canyon - on appelle ce phénomène géologique une ria ou un aber. La région historico-culturelle et naturelle de Kotor est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO

Une ville aux influences diverses

Au cours de son histoire tourmentée, la ville de Kotor est passée successivement entre les mains des romains et des serbes, puis placée sous l’autorité de la République de Venise - comme nombre d’autres villes de la côte Adriatique. Au XIXème siècle, elle fut disputée par les empires austro-hongrois et français, puis annexée par la Yougoslavie en 1918, avant d’être rendue à la République socialiste du Monténégro en 1945. D’immenses remparts, érigés par l’Empereur romain Justinien au Moyen-Âge, encerclent la ville. Ces murailles sont la preuve encore vivante des conflits qui ont agité la région au cours des siècles !

La balade des remparts est un incontournable de votre séjour dans la baie de Kotor. Ils s’étirent sur cinq kilomètres, et montent jusqu’à la forteresse San Giovanni qui domine la baie à 280 mètres de hauteur. Pour l’atteindre, il vous faudra gravir plus de 1000 marches, mais l'ascension d’environ une demi-heure vaut la peine ! De là, vous aurez vue sur un incroyable panorama de montagnes qui plongent dans les eaux tranquilles de l’Adriatique. Attention, l’accès à la forteresse vous coûtera 8 euros.

Après l’effort, le réconfort : redescendez dans la vieille ville - ou Stari Grad - et n’hésitez pas à déjeuner quelque part dans le dédale de ses ruelles ou sur la place centrale, la place des Armes. Celle-ci compte plusieurs bâtiments de renom, parmi lesquels, la tour de l’Horloge. A voir également dans la vieille ville, le musée maritime, de style baroque, la Cathédrale Saint Tryphon et les nombreuses églises de la ville, partagées entre foi catholique et orthodoxe.

Trésor des Balkans

En dehors des murs de Kotor, n’hésitez pas à parcourir la baie et ses quatre golfs ! Sur place, de nombreuses agences proposent des excursions en catamaran, en bateau à moteur ou en kayak. Choisissez celle qui vous amènera visiter l'église Notre Dame des Roches, construite sur un îlot artificiel au milieu des flots, en face du joli village de Perast.

Si Kotor a longtemps été indépendante vis à vis de son arrière-pays, aujourd’hui l’hinterland est plutôt bien connectée à la côte. Vous trouverez de nombreux sentiers de randonnées qui partent explorer le parc national de Lovćen ou le massif de l’Orjen. Attention, la plupart sont difficiles et réservés aux marcheurs expérimentés ! A moins de choisir le sens de la descente, par exemple, de Cetinje à Kotor - la belle et sinueuse route de l’échelle.

Quand y aller

L’idéal est de vous rendre à Kotor entre avril et octobre pour profiter des bonnes températures. Le reste de l’année est assez pluvieux dans cette partie du Monténégro.

Comment y aller

La circulation des véhicules est interdite dans la ville du 1er juin au 30 septembre. En avion, vous serez tout proche de l’aéroport de Dubrovnik en Croatie, et à une heure et demie environ de celui de Podgorica. Il y a de nombreuses liaisons en bus pour Kotor depuis ces deux villes.

Podgorica

#3 Podgorica -1

Occupée depuis l’Antiquité, Podgorica prend une envergure internationale en 2006, au moment de l’indépendance du Monténégro, dont elle devient la capitale, aux dépens de sa rivale historique, Cetinje. La ville occupe une position stratégique à la confluence des rivières Morača et Ribnica, et à la croisée des axes routiers qui mènent dans les autres régions du pays. C’est sous l’empire yougoslave, qui la renomme Titograd, que la ville connaît son développement urbain le plus fort, avec la construction de vastes quartiers résidentiels de style architectural brutaliste, caractéristique des régimes communistes.

Une ville en mutation

Depuis les dégâts occasionnés par la seconde guerre mondiale, Podgorica est une ville en construction. Autour de la cathédrale orthodoxe de la Résurrection du Christ, construite en 1993, la ville nouvelle, ou Nova Varoš, étend progressivement ses ramifications. C’est un quartier idéal pour faire du shopping, mais n’y passez pas trop de temps, car c’est de l’autre côté de la rivière Morača que la vie à Podgorica bat son plein ! Franchissez le pont du Millenium, symbole de la capitale monténégrine, érigé en 2005, pour vous rendre dans la Stara Varoš, la vieille ville. 

Construite et occupée par les turcs pendant près de quatre siècles, la vieille ville en a conservé l’architecture, deux mosquées et une forteresse. Faites une pause sur la place de la grande horloge, dont le cadran fonctionne depuis près de 300 ans. Ici, vous pourrez boire un café turque ou vous restaurer de plats typiques des Balkans. Promenez-vous ensuite le long des berges de la rivière Morača jusqu’au point précis où elle rejoint le ruisseau Ribnica. Vous trouverez à la confluence des rivières le plus vieil édifice de la ville, le vieux pont Adži-pašin, construit à la période de l’Empire ottoman.

Un écrin de nature préservé

Podgorica compte quelques très beaux parcs, parmi lesquels, le parc Njegošev, qui surplombe la rivière. Plus au nord, le parc de Gorica est à faire. Il compte de nombreux parcours d’aventures, accrobranche, tyrolienne, qui raviront petits et grands. Le parc Petrovica, quant à lui, abrite une ancienne résidence royale, réhabilitée en centre d’art contemporain.

Les paysages verdoyants des environs de Podgorica contiennent bien des merveilles. A quelques dizaines de minutes en voiture de la capitale, le long de la rivière Cievna, vous aurez l’occasion d’admirer d’impressionnantes chutes d’eau. Un peu plus loin vers le sud, le meilleur de la nature monténégrine vous attend. Le lac de Skadar déploie ses eaux tranquilles au milieu d’un écrin de verdure, très riche en biodiversité, érigé en parc national dès 1983. La réserve ornithologique protège de nombreuses espèces d’oiseaux, notamment, le pélican frisé, emblème du parc ! Vous pourrez le parcourir à pied ou bien en bateau, en choisissant une des nombreuses excursions au départ de Virpazar.

Quand y aller ?

Podgorica est une ville très agréable à visiter pendant la belle saison, de mai à septembre. Attention néanmoins, des épisodes de canicule peuvent survenir en été.

Comment y aller ?

Il n’y a pas de vol direct depuis Paris, mais plusieurs compagnies desservent Podgorica après une escale à Vienne, Varsovie, Belgrade ou Istanbul.

Il est possible de prendre un train depuis la capitale serbe voisine, Belgrade. Le trajet dure deux jours, et passe par d’inoubliables paysages de montagne.

L'activité sélectionnée par la rédaction au Monténégro

#1 Parc national de Biogradska Gora (Kolasin) +2 5

Le parc national de Biogradska Gora est un endroit idéal pour se rapprocher des trésors de la nature, en plein coeur du Monténégro. Pour prendre le temps d'arpenter les nombreux sentiers de randonnées que compte la réserve et tout connaître de ses paysages, n'hésitez pas à réserver quelques nuits dans des Katun. Ces petites maisons rustiques en bois étaient autrefois utilisées par les bergers pendant les mois de pâturage. De quoi dormir au milieu de nulle part en expérimentant les modes de vie traditionnels de ces peuples des montagnes. Attention bien souvent ces refuges ne disposent ni de l'eau ni de l'électricité !

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Le Monténégro, condensé de Méditerranée dans un mouchoir de poche

Des montagnes qui plongent dans une mer d'un bleu irréel, des forteresses médiévales suspendues aux falaises, une route en lacets qui vous coupe le souffle avant même d'arriver. Le Monténégro tient son nom des forêts sombres de pins noirs qui recouvrent ses sommets. Ce minuscule pays des Balkans, de la taille de l'Irlande du Nord, concentre en 13 000 km² cinq parcs nationaux, près de 300 km de côtes et le canyon le plus profond d'Europe.

La porte d'entrée idéale dans les Balkans

Ce pays convient parfaitement aux voyageurs qui rêvent des paysages croates sans les foules, aux amateurs de nature qui veulent alterner randonnées en montagne et baignades, et aux curieux d'histoire qui apprécient les vestiges vénitiens et ottomans. Les infrastructures touristiques sont bien développées sur la côte, l'anglais se pratique couramment dans les zones touristiques, et la sécurité n'est pas un sujet d'inquiétude.

Le Monténégro risque de décevoir ceux qui cherchent des plages de sable fin à perte de vue ou une vie nocturne trépidante comparable à la Croatie. Les plages sont souvent des criques de galets, parfois bondées en été. Les amateurs de farniente absolu trouveront les stations balnéaires moins sophistiquées qu'en Grèce ou en Italie. L'intérieur du pays, magnifique, nécessite une voiture pour être exploré correctement. Sans véhicule, vous passerez à côté de l'essentiel.

Un budget très raisonnable pour l'Europe du Sud

Comptez entre 50 et 80 euros par jour en mode intermédiaire, hébergement et repas compris. Une nuit en appartement coûte de 30 à 60 euros, un repas au restaurant de 8 à 15 euros. La location de voiture démarre à 25 euros/jour. Les activités comme le rafting ou les excursions en bateau tournent autour de 20 à 50 euros.

La baie de Kotor et ses villages suspendus

Kotor capture tous les regards. Cette ville fortifiée nichée au fond d'une baie qui ressemble à un fjord est classée à l'UNESCO depuis 1979. Ses ruelles pavées, sa cathédrale Saint-Tryphon du XIIe siècle et ses remparts qui grimpent jusqu'à la forteresse San Giovanni méritent une journée entière. Grimpez les 1350 marches jusqu'au sommet pour saisir la démesure du paysage.

Le problème de Kotor, ce sont les paquebots de croisière. En haute saison, jusqu'à quatre navires déversent simultanément des milliers de visiteurs dans les ruelles. La solution consiste à dormir sur place et explorer le matin avant 9h ou après 17h, quand les passagers remontent à bord.

Perast et Notre-Dame du Rocher

Perast offre l'image de carte postale par excellence. Ce village de 300 habitants aligne ses palais vénitiens face à deux îlots. L'un d'eux, Notre-Dame du Rocher, est une église artificielle construite par les marins au XVe siècle. On y accède en barque depuis le quai pour quelques euros. Le calme de Perast tranche avec l'agitation de Kotor, distant de seulement 12 km.

Conseil d'ami : descendez depuis le Parc National Lovćen vers Kotor par la route aux 25 virages en épingle. Cette route serpentine offre des panoramas vertigineux sur la baie. Partez tôt pour croiser moins de bus.

Durmitor : le canyon et les lacs de montagne

Le nord du pays abrite Durmitor, un massif classé au patrimoine mondial. Le canyon de la Tara, deuxième plus profond du monde après le Grand Canyon, atteint 1 300 mètres de profondeur sur 82 km. La rivière qui le creuse est surnommée la "larme de l'Europe" pour la pureté de ses eaux turquoise.

Žabljak, la ville la plus haute des Balkans à 1 450 mètres, sert de camp de base. Le Lac Noir se trouve à 3 km du centre, accessible à pied. Ce lac glaciaire aux eaux sombres, encadré de forêts de pins, permet une promenade d'une heure sur ses rives. Pour les randonneurs aguerris, l'ascension du Bobotov Kuk culmine à 2 523 mètres.

Le rafting sur la Tara constitue l'activité phare. Les descentes de deux ou trois jours traversent des gorges inaccessibles autrement. Les rapides restent accessibles aux débutants en été quand le niveau baisse. Comptez 60 à 100 euros pour une journée complète avec transport depuis la côte.

Les côtes adriatiques, de la jet-set aux criques secrètes

Budva concentre la vie balnéaire du pays. Sa vieille ville fortifiée ressemble à une version miniature de Dubrovnik. Les plages environnantes, comme Mogren accessible par un tunnel creusé dans la roche, offrent des eaux limpides. La station attire une clientèle jeune pour ses beach clubs et sa vie nocturne estivale.

À 6 km au sud, le village de Sveti Stefan occupe un îlot relié à la côte par un tombolo. Cet ancien village de pêcheurs transformé en hôtel de luxe se photographie de loin uniquement. La plage publique adjacente permet de profiter du décor sans débourser le prix d'une chambre.

Les plages moins fréquentées

Ulcinj, tout au sud près de la frontière albanaise, possède la plus longue plage de sable du pays, Velika Plaža, qui s'étire sur 13 km. Cette ville à majorité albanaise dégage une atmosphère différente du reste du littoral. Ada Bojana, une île fluviale à l'embouchure de la Bojana, attire les kitesurfeurs et les nudistes.

La péninsule de Luštica, entre Tivat et Herceg Novi, cache des criques accessibles uniquement par la mer ou des sentiers. Dobrec et Rose figurent parmi ces spots préservés où les oliviers descendent jusqu'à l'eau.

L'arrière-pays méconnu : lac Skadar et monastère d'Ostrog

Le lac Skadar, plus grand lac des Balkans partagé avec l'Albanie, s'étend sur 400 km². Ses eaux calmes abritent des colonies de pélicans dalmates et 280 espèces d'oiseaux. Le village de Virpazar constitue le point de départ des excursions en bateau à travers les nénuphars et les méandres.

La région viticole de Crmnica borde le lac. Les cépages locaux Vranac et Krstač produisent des vins méconnus hors des Balkans. Les domaines familiaux de Godinje proposent des dégustations accompagnées de fromage et de jambon fumé pour 15 à 30 euros.

Le monastère d'Ostrog, accroché à une falaise à 900 mètres d'altitude, constitue le lieu de pèlerinage orthodoxe le plus visité des Balkans. La route d'accès en lacets impressionne autant que le site lui-même. Les chapelles troglodytiques datent du XVIIe siècle. L'entrée est gratuite mais les épaules doivent être couvertes.

Conseil d'ami : visitez le Parc National Biogradska Gora si vous cherchez la sérénité. Sa forêt primaire, l'une des dernières d'Europe avec des arbres de plus de 500 ans, entoure un lac paisible. Les sentiers restent peu fréquentés même en août.

Le Monténégro dans l'assiette : saveurs des montagnes et de la mer

La cuisine monténégrine puise dans deux registres. Sur la côte, les poissons grillés, le crni rižot coloré à l'encre de seiche et les fruits de mer en buzara dominent les menus. Cette préparation mijote les crustacés dans un bouillon d'ail, vin blanc et persil. Le pain sert à saucer jusqu'à la dernière goutte.

L'intérieur du pays privilégie les viandes fumées et les plats roboratifs. Le Njeguški pršut, jambon cru séché dans l'air de la montagne et fumé au bois de hêtre, rivalise avec les meilleurs prosciuttos italiens. Le village de Njeguši dans le Lovćen en est l'origine exclusive. Goûtez-le avec le kajmak, une crème fraîche épaisse, et le fromage local.

Le kačamak, polenta montagnarde mélangée à des pommes de terre et nappée de kajmak, accompagne l'agneau cuit sous la cloche de fer. Les ćevapi, petites saucisses grillées servies dans du pain plat, constituent le fast-food national. Les burek fourrés au fromage se trouvent dans chaque boulangerie pour moins de 2 euros.

Quand partir au Monténégro ?

La période idéale s'étend de mai à septembre. Le mois de mai offre le meilleur compromis avec des températures agréables, des prix contenus et une fréquentation modérée. Juin et septembre permettent de profiter de la mer sans la foule estivale.

Juillet et août concentrent les touristes sur la côte. Les plages populaires saturent, les prix des hébergements doublent, et la chaleur atteint 30 à 35°C. Ces mois conviennent mieux à l'exploration des montagnes où les températures restent supportables. Le rafting se pratique de mai à octobre, avec des eaux plus vives au printemps après la fonte des neiges.

L'hiver transforme le nord en station de ski. Kolašin et Žabljak proposent des pistes accessibles de décembre à mars. La côte reste douce mais de nombreux établissements ferment entre novembre et mars. Les festivals d'hiver, comme le carnaval de Kotor en février, animent cette basse saison.

Comment aller au Monténégro ?

Deux aéroports internationaux desservent le pays. Podgorica, la capitale, reçoit des vols depuis plusieurs capitales européennes avec Ryanair, Wizz Air, Turkish Airlines et Air Serbia. Tivat, sur la côte près de Kotor, propose des liaisons saisonnières avec quelques villes européennes dont Londres.

Depuis Paris, aucun vol direct n'existe actuellement. Les escales passent généralement par Vienne, Belgrade, Istanbul ou Rome. Comptez entre 150 et 350 euros l'aller-retour selon la saison et l'anticipation. Le temps de trajet varie de 4 à 7 heures selon les correspondances.

L'alternative consiste à atterrir à Dubrovnik en Croatie, très bien desservie depuis la France. La frontière monténégrine se trouve à 30 km. Attention aux files d'attente au poste frontière en été. Prévoyez une heure supplémentaire les week-ends de juillet-août. Aucun visa n'est requis pour les Français pour un séjour inférieur à 90 jours. Le permis de conduire français suffit.

Comment se déplacer au Monténégro ?

La location de voiture reste indispensable pour explorer le pays correctement. Les routes côtières sont en bon état, les routes de montagne plus sinueuses mais praticables. Comptez 25 à 40 euros par jour pour un véhicule de catégorie standard. Réservez à l'avance en haute saison. Les agences locales pratiquent des dépôts de garantie moins élevés que les grandes enseignes internationales.

Le réseau de bus couvre l'essentiel des destinations touristiques. Les liaisons entre villes côtières sont fréquentes et bon marché. Un trajet Kotor-Budva coûte environ 3 euros pour 30 minutes. Les bus pour le nord sont moins nombreux. Le trajet Podgorica-Žabljak prend 3 heures pour environ 10 euros.

Une ligne de train traverse le pays du sud au nord, de Bar à la frontière serbe. Le trajet vers Belgrade emprunte l'un des itinéraires ferroviaires les plus spectaculaires d'Europe, avec 254 tunnels et le viaduc de Mala Rijeka, le plus haut pont ferroviaire du continent. Les wagons manquent de modernité mais le voyage vaut l'expérience. Des bateaux-taxis longent la côte en été. Pratiques pour rejoindre les criques inaccessibles par la route.

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