Visiter l'Islande, entre volcans de feu et glaciers éternels
À la frontière entre l’Europe et l’Arctique, l’Islande captive par ses paysages d’une intensité brute. Ici, la nature est la vedette, sculptant des décors qui oscillent entre rêve et science-fiction : champs de lave noirs, cascades tonitruantes, plages de sable d’obsidienne, geysers jaillissants. Voyager dans ce pays, c’est accepter de se laisser happer par une beauté sauvage, parfois rude, mais toujours inoubliable.
Islande : est-ce une destination faite pour vous ?
L’Islande attire les amoureux de nature extrême, ceux qui n’ont pas peur du vent glacial ni des prix parfois salés. Elle plaira aux randonneurs, photographes et voyageurs en quête d’espaces immenses où l’on croise plus de moutons que d’habitants. En revanche, si vous recherchez le soleil, la vie nocturne animée ou un voyage bon marché, le pays pourrait vous dérouter.
Terres de glace et de feu
L’Islande est posée sur une faille tectonique, et cela se ressent à chaque pas. Les volcans actifs côtoient d’immenses glaciers, offrant un contraste saisissant. Le parc national de Thingvellir illustre parfaitement cette dualité géologique, tout comme les solfatares bouillonnantes de Hverir.
Les amateurs d’aventure peuvent marcher sur le glacier de Vatnajökull, le plus grand d’Europe, ou embarquer en zodiac pour approcher les icebergs flottants de la lagune de Jökulsárlón.
Le conseil d'ami : si vous prévoyez d’explorer des zones volcaniques, renseignez-vous toujours sur l’activité sismique locale. Les conditions changent vite et la sécurité est une priorité.
La magie des cascades et des fjords
L’eau est omniprésente en Islande, sous toutes ses formes. Les chutes d’eau rivalisent de puissance et d’élégance : Gullfoss rugit en plusieurs paliers, Seljalandsfoss offre un passage derrière son rideau d’eau, tandis que Dettifoss impressionne par son débit torrentiel.
Le nord du pays révèle une autre facette, plus sauvage : les fjords étroits de Akureyri et de Seydisfjördur se déploient dans un calme presque irréel, propices à la contemplation et aux rencontres avec la faune.
Aurores boréales et soleil de minuit
L’Islande est l’un des rares endroits au monde où l’on peut vivre ces deux phénomènes opposés. Entre septembre et mars, le ciel nocturne s’embrase d’aurores boréales, dansantes et imprévisibles. À l’inverse, en été, le soleil de minuit éclaire sans relâche les prairies et les fjords, transformant la nuit en un crépuscule permanent.
Le conseil d'ami : pour maximiser vos chances d’apercevoir les aurores, éloignez-vous des villes et suivez les applications locales qui annoncent l’activité solaire.
Bains chauds et culture islandaise
Après une journée dans le vent glacé, rien de plus réconfortant qu’un bain thermal. Le célèbre Blue Lagoon séduit par ses eaux laiteuses, mais les piscines municipales de village offrent une alternative plus intime et authentique.
Côté culture, Reykjavik surprend par son dynamisme : galeries d’art contemporain, concerts intimistes, street art coloré. La capitale, malgré sa petite taille, sait faire vibrer ses visiteurs.
Le conseil d'ami : testez les hot pots naturels en pleine nature. Certains bassins improvisés près des rivières sont gratuits et fréquentés surtout par les locaux.
L’Islande dans l’assiette : traditions et saveurs inattendues
La cuisine islandaise se nourrit de produits simples et puissants. L’agneau élevé en liberté et les poissons de l’Atlantique figurent en bonne place. Les plats traditionnels surprennent parfois, comme le requin fermenté ou la soupe d’agneau épaisse. Dans les cafés de Reykjavik, vous découvrirez aussi une gastronomie contemporaine, inventive et légère.
Les amateurs de douceurs apprécieront les pâtisseries à la cannelle et les skyr, ce yaourt épais riche en protéines devenu emblématique.
Quand partir en Islande ?
L’été, de juin à août, est la saison la plus douce, avec des températures autour de 10 à 15°C et un ensoleillement quasi permanent. C’est idéal pour randonner et explorer l’intérieur du pays. L’hiver, en revanche, offre un spectacle plus rude mais magique, entre paysages enneigés et aurores boréales. Le printemps et l’automne séduisent par leur tranquillité et des prix un peu plus abordables.
Comment aller en Islande ?
La majorité des voyageurs arrivent en avion à l’aéroport de Keflavik, situé à une quarantaine de kilomètres de Reykjavik. Des ferries relient également l’Islande au Danemark et aux îles Féroé, une option plus lente mais immersive. Pour les aventuriers, il est possible d’embarquer sa voiture sur ces ferries afin d’explorer l’île en toute liberté.
Comment se déplacer en Islande
La voiture de location est la meilleure alliée pour parcourir l’île. La route circulaire, la fameuse Route 1, fait le tour du pays et permet de découvrir la plupart des sites majeurs. Toutefois, certaines pistes de montagne (routes F) ne sont accessibles qu’en 4x4.
Les bus couvrent l’essentiel des grandes villes et des sites touristiques, mais restent peu pratiques pour explorer les zones isolées. Enfin, l’avion est utilisé localement pour relier Reykjavik aux régions les plus reculées.